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L’hibiscus dans toute sa saveur

Pour fêter ses vingt ans, le marché de Noël de la place de la Motte rassemble cette année plus de cent artisans et producteurs.

«M adame, vous voulez goûter une fleur ?», «Non merci, je connais l’hibiscus», «Celui-ci, c’est impossible !». Et pour cause, cette variété là, l’hibiscus sabdariffa originel, Jean-Christophe Michelet est le seul à la travailler. Employé dans le commerce international, celui qui a eu l’occasion de découvrir le monde était à la recherche de cette espèce disparue. «Un ami m’a dit d’aller voir dans une petite boutique en Afrique où j’ai trouvé des graines. J’en ai acheté un sac sans trop y croire, je les ai plantées et en effet c’était bien la bonne variété..., raconte-t-il. Je suis retourné voir le marchand et j’ai acheté tout le stock !». Un petit trésor qu’il conserve aujourd’hui sous coffre, une partie en France et l’autre en Afrique de l’Ouest où il fait pousser cette plante exotique qui lui a permis de revenir à son premier amour : la cuisine. L’endroit exact de ses 2,8 hectares de plantation ? Jean-Christophe Michelet préfère garder le secret, comme pour ses nombreuses recettes qu’il a élaborées dans son laboratoire situé à Ardentes près de Châteauroux.
Un côté mystérieux qui ne l’empêche pas de parler de ses produits avec passion, et de les faire déguster à qui le veut. «On retrouve les premières traces d’hibiscus au Soudan, il y a 5 000 ans. Il existe près de 30 000 espèces dans le monde mais seulement une poignée est comestible, souligne celui qui a créé sa propre entreprise baptisée Le Monde des Délices. Les gens font souvent l’amalgame entre l’hibiscus et des fleurs telles que la rose ou la violette alors que ça n’a pas du tout le même goût. L’hibiscus le plus commun est acide, mais la fleur que je cultive est plus douce et parfumée. On se rapproche plutôt des fruits rouges». En quatre ans, Jean-Christophe Michelet a concocté une trentaine de produits. Des sachets de fleurs cristallisées pour agrémenter une coupe de champagne à la liqueur,  vodka, gin, cognac en passant par les chocolats et les sirops, il est possible de s’offrir de l’hibiscus à partir de 4e, et jusqu’à 120e pour un rhum ambré. Un nectar d’exception pour accompagner un moment particulier, de par sa rareté, Jean-Christophe Michelet ne vendra que 30 bouteilles signées et numérotées ; et de par son goût avec des petites billes de citron caviar qui explosent en fin de bouche.
Châtaigne, cacao, ananas, fraise, basilic, yuzu... Jean-Christophe Michelet est présent place de la Motte jusqu’au 24 décembre pour vous faire découvrir bien d’autres associations de saveurs. Un ou deux jours de repos et il fera ensuite ses valises direction l’Afrique de l’Ouest où l’heure de la récolte va bientôt sonner... Pour assurer a production de l’année, dix tonnes de cette fameuse fleur sont à cueillir !
Mégane Lépine

Commentaires

Bonjour, je suis une amie de Pascale.Nous nous sommes rencontré à son mariage, à l'anniversaire de Bruno et dernièrement à ses 60 ans.
Je voudrai un devis pour les fleurs d'hibiscus cristallisées qu l'on met délicatement dans les flûtes de champagne. Je pars sur 60 hibiscus sachant que tout le monde ne voudra pas boire son champagne avec la fleur.
Merci et bonne journée.
Vanessa.