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L’enseignement professionnel cible de réformes néfastes

Tandis que des voix s’élèvent toujours pour dénoncer les réformes qui vont toucher les secteurs du secondaire et du supérieur, les enseignants en lycée professionnel ne cachent pas non plus leurs inquiétudes.

Des lycées généraux à l’université en passant par les lycées professionnels, la colère monte du côté des enseignants, si bien qu’un mouvement de grève est d’ores et déjà annoncé pour le 22 mai prochain.
Dans un communiqué, le SNUEP-FSU, premier syndicat de l’enseignement professionnel de l’académie de Limoges, constate que «s’il y a eu un changement à la tête de l’Etat en mai 2017, l’enseignement professionnel initial sous statut scolaire est encore une fois la cible de réformes qui vont continuer à dégrader les conditions d’accueil et de réussite des élèves qui choisissent cette voie».  Après consultation du rapport Calvez-Marcon qui fixe le cap en matière d’enseignement, professionnel, le syndicat déplore que «le ministère est sourd et refuse d’entendre l’expertise des enseignants qui sont des acteurs de terrain et qui connaissent aussi bien les demandes des entreprises que les besoins de leurs élèves. Le gouvernement refuse également de reconnaître publiquement les réussites des lycées professionnels qui accueillent, forment et amènent à l’obtention de diplômes qualifiants près d’un tiers des élèves sortant de 3e».
Pour Christophe Tristan, co-secrétaire du SNUEP-FSU, les inquiétudes portent avant tout sur le financement, en sachant que jusqu’ici, «la majeure partie de la taxe d’apprentissage revenait aux établissements». Après plusieurs réformes récentes, le gouvernement actuel veut encore la faire évoluer et «c’est l’URSSAF qui devrait désormais récupérer l’intégratlité de cette taxe. Alors, on s’interroge sur comment va se faire la répartition et par qui ?»
«Il faut savoir que dans beaucoup de petits lycées professionnels et technologiques, le fond de roulement est assuré grâce à une partie de la taxe d’apprentissage. Alors si on n’a plus cette taxe, on risque d’avoir d’ici un ou deux ans des établissements en difficultés qui ne pourront plus fonctionner. Rappelons qu’un lycée professionnel loue des machines, achète des produits et y arrive grâce à cette taxe.
Autre point qui actise les craintes des syndicats, la volonté «de juxtaposer des CFA aux lycées pro, c’est-à-dire faire des sortes de campus. Cette mesure risque de mettre en compétition les dîplomes en apprentissage et ceux décernés par la voie scolaire».
Pour le SNUEP-FSU, ce rapport est «porteur de graves menaces sur les conditions d’études des élèves et de travail des personnels».

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