Fil info
21:22Saint-Sulpice-le-Guérétois : Le travail du bois, une passion, un métier | L'Echo https://t.co/Vdq0ECnUrO via
20:52 Engendrer..
20:51 L’écologie n’a rien à voir avec tout ça !!! Vous ne savez rien de ce que peut engendré ce… https://t.co/W12hCtgkST
19:53Brive-la-Gaillarde : Solidaire est le Secours Populaire -> https://t.co/pmngsMMHRb
19:47 Le cri de soulagement du Patrimoine et de la biodiversité 🐾🌳🌍
19:08Indre : 258 millions d’euros pour un an -> https://t.co/3qu1tQJEnK
18:12Plus que jamais Président des Régions de France… https://t.co/cwZ8G394sk
17:52Dordogne : Le parti socialiste compte sur ses valeurs pour retrouver des couleurs -> https://t.co/x71S0Ovl7u
17:49Beynac-et-Cazenac : Déviation : le cri de colère des entreprises -> https://t.co/uEmRSQEDBv
17:28RT : Les agents des finances publiques ont protesté à Tulle contre 17 suppressions de postes en https://t.co/TebYxVnJE7
17:20RT : En fin de cortège, on rend hommage au ⁦⁩ ⁦⁩ Par le… https://t.co/7Pw3YkiwHx
17:10Périgueux : Nouvelle saignée aux impôts -> https://t.co/fIsU0LOw5Y
16:54Sarlat-la-Canéda : A vos agendas 2019 -> https://t.co/hXvkLBbxtE
15:57RT : En fin de cortège, on rend hommage au ⁦⁩ ⁦⁩ Par le… https://t.co/7Pw3YkiwHx
15:53Marsac-sur-l'Isle : Un salon de passionnés à l’ambition régionale -> https://t.co/PYalTw0ytJ
15:37Mérigny : Les seuils de l'Anglin arasés cette année -> https://t.co/UnmtKOBc0c
15:32Indre : Le photovoltaïque au centre des vœux -> https://t.co/xqPyrT2nf2
15:26RT : Pour conquérir le numérique, « La Marseillaise » a un besoin vital de votre soutien https://t.co/zsWebVd2tu
12:18Tulle : Hôpital : une cérémonie des voeux sous tension sociale -> https://t.co/MUlPtOjG5U
10:54Vœux à la population de Jean-Paul Grador et partage de la galette, à l'Auditorium Sophie Dessus à ven… https://t.co/a6Hwqcn7ZX
09:01Région : La situation du Brésil, on en débat à et à https://t.co/EetKPkHqOb
08:45🎒 Sainte-Feyre dans la est le village à découvrir dans . & Benoît Ligneau vous y att… https://t.co/i6xP2PXGsk
07:54France : Don du sang, une fréquentation en dents de scie -> https://t.co/tMk4rjPMwH
07:51 débat -Claude Leblois - -Vienne : Le oui mais du conseil départemental au grand débat -> https://t.co/2unGKm8epg
07:49France : Deux temps pour échanger sur la "fascisation" au Brésil -> https://t.co/FYn44xEO10
07:45Région : Métier : chirurgien du livre -> https://t.co/YnXfbNkbiB

La pisciculture en héritage

Situé à Coussac-Bonneval (87), le moulin Authier appartient à la famille Lavaud depuis plus d’un siècle.

épuisette en main, les jeunes visiteurs du jour trépignent d’impatience à l’idée d’attraper quelques poissons dans les bassins. Mais il va falloir attendre, car les explications d’éric Lavaud débutent dans l’ancien moulin. Si ce dernier n’est plus en état de marche, tout le mécanisme qui servait à produire de la farine est encore là.
François Lavaud, l’arrière grand-père d’éric, y travaillait comme meunier dès 1868 et a acheté le moulin au Comte de Bonneval en 1901. à partir de 1907, Louis, le fils de François, a commencé à y produire de l’électricité qui sera distribuée aux habitants de Coussac-Bonneval. Cette concession durera jusqu’en 1950 avant que la nationalisation n’arrive et qu’EDF  ne prenne l’électrification en charge. Dix ans plus tard, un ami pêcheur de truite suggère à Louis l’élevage de la truite en étang. Louis Lavaud commence à vendre ses vaches pour contruire des étangs. La croissance des truites et leur qualité dépassent toutes ses espérances. Celui qui devient l’un des précurseurs de la pisciculture en France fait la tournée des restaurateurs des alentours pour les livrer en truites. Les particuliers sont aussi très demandeurs. Dès 1970, le site du moulin Authier est ouvert aux pêcheurs auxquels le matériel est fourni.
Initiation et dégustation
éric Lavaud et son épouse Isabelle ont pris la relève en 2008 et ont continué sur cette même lancée en ouvrant encore davantage le site aux mordus de pêche avec de l’initiation, de la pêche en no kill, et des mini-concours ouverts à tous. Les pêcheurs confirmés s’installent autour du grand plan d’eau, tandis que les débutants se font la main sur un plus petit, entouré de transats qui invitent à la détente. Au fil des années, le couple rénove les bâtiments pour en faire trois gîtes ainsi qu’une cuisine professionnelle où sont préparés les plats de leur restaurant baptisé «Truites en folie» ouvert tous les week-ends durant la période estivale. Au menu, des petits poissons en friture, une salade de truite gravlax ou encore des écrevisses flambées au cognac... Il est aussi possible de repartir avec de la truite fumée ou des rillettes de truite fraîche.
Deux tonnes
de truites par an
Si le propriétaire des lieux vend des tanches, gardons, carpes et même des poissons rouges, ce sont les truites qui représentent son fonds de commerce. Chaque année, éric Lavaud achète un lot de truitelles à l’entreprise Bellet située à Angoulême. «Elles grossissent tout l’hiver jusqu’à avril ou mai. Quand elles arrivent elles pèsent 50 grammes, et l’on considère qu’elles sont commercialisables à partir de 250 grammes, explique celui qui nage dans le domaine de la pisciculture depuis qu’il est gamin. La truite arc-en-ciel va avoir une croissance beaucoup plus rapide que la fario, et est plus résistante». Avec une production de deux tonnes de truites par an, éric Lavaud considère son élevage comme artisanal : «C’est ridicule par rapport aux élevages intensifs».
Encore des pages à écrire
«Je n’arrive plus à avoir un véritable cycle d’élevage à cause de la qualité de l’eau. Pour les truites, la température idéale de l’eau est de 12 degrès ; en dessous de 5 et au-dessus de 18 elles ne mangent plus, ajoute celui qui, dans ce cadre naturel et préservé, constate avec impuissance les effets néfastes du réchauffement climatique. D’ici dix ans, il n’y aura peut-être plus de truites ici. Et s’il n’y en a plus ici, il n’y en aura certainement pas ailleurs...». éric et Isabelle éprouvent pourtant toujours la même envie de partager leur passion des poissons et de la nature. Et si ce lieu respire autant le bien-vivre, c’est parce qu’il regorge d’histoires. Celle de la famille Lavaud, mais aussi celles de tous ceux qui y ont fait leurs premières prises...
Pratique. La pisciculture du moulin Authier, située route de Saint-Yrieix-la-Perche à Coussac Bonneval, est ouverte tous les jours de 7h30 à 12h30 et de 13h30 à 18h30, dimanche et jours fériés compris. Sont proposés des forfaits pêche en demi-journée ou journée : pêche à la mouche, en no kill, pêche au poids (lignes et appâts fournis). Vente au détail.
Contact : 05.55.48.34.24 ou 06.76.79.05.81.
Par Mégane Lépine