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La ruralité a besoin de trains

Vendredi à 18h30, se tiendra une réunion publique à Eymoutiers (87) à l’initiative de Jacqueline Lhomme Léoment, conseillère départementale du secteur. Au menu de cette rencontre, l’avenir de la ligne Limoges-Ussel, qui, comme d’autres petites lignes, pourrait être menacée alors qu’elle est vitale pour ce territoire rural.

 
La Région Nouvelle-Aquitaine et la SNCF sont en cours de négociation sur la convention qui lie le trafic des TER jusqu’en 2024. Qu’en sera t-il des petites lignes comme la Limoges-Ussel?
«La Région dit qu’elle ne veut pas fermer les lignes, mais elle ne veut pas financer seule les TER dont elle a la charge. Ce n’est pas de bon augure. S’il n’y a pas d’investissement sur cette ligne Limoges-Ussel, elle va mourir» explique Jacqueline Lhomme Léoment, conseillère départementale du canton d’Eymoutiers. Or, sur cette ligne, il faudrait investir d’ici 2020, 22 millions d’euros pour remplacer la commande centralisée de la signalisation. «Et c’est vrai que 22 millions d’euros, la Région ne peut pas les mettre seule» poursuit l’élue qui rappelle que 95 millions d’euros ont été investis sur les rails de cette ligne. «On ne veut pas qu’elle ferme en 2022 alors qu’elle a une voie toute neuve!» s’indigne Jacqueline Lhomme Léoment.
« Si cette ligne ferme c’est à terme, la mort des lycées »
Une ligne qui a cependant une belle vitalité. L’élue l’a testée à plusieurs reprises en prenant le train à Eymoutiers et à chaque fois, il y avait du monde.
«Beaucoup de gens d’Eymoutiers et de Saint-Léonard empruntent cette ligne pour aller travailler à Limoges. Il y a aussi beaucoup d’étudiants, il n’y a qu’à voir le lundi matin. Ces étudiants vont à Meymac, Ussel ou Egletons où il y a des lycées importants et ils sont acheminés ensuite par le bus à partir d’Ussel» poursuit la conseillère départementale. «Beaucoup de jeunes d’Eymoutiers et de Châteauneuf prennent aussi cette ligne pour aller au lycée à Saint-Léonard. Si cette ligne ferme, c’est aussi, à terme, la mort de tous ces lycées c’est-à-dire, la mort du territoire.» Parce qu’un lycée effectivement, c’est beaucoup d’activités, beaucoup de monde, insiste Jacqueline Lhomme Léoment.
«Alors qu’on nous parle de transition écologique, je pense que le train est un excellent moyen pour se déplacer et à l’heure où les taxes sur le carburant flambent, c’est une bonne alternative» abonde l’élue.
Le train, c’est aussi plus sûr. «Dans nos secteurs, les routes sont accidentogènes et dangereuses en hiver.»
Alors, pour enclencher la transition écologique, Jacqueline Lhomme Léoment ne voit pas mieux que le train.
Une petite ligne comme celle-là, c’est aussi, derrière, la vie d’un territoire. «S’il n’y a plus de train, c’est la mort de nos territoires. Les gens ne viendront plus s’installer à Eymoutiers ou autour et même, comme certains habitants me l’ont déjà dit, ils quitteront le secteur.»
Qui plus est, Eymoutiers bénéficie d’une gare au cœur de la ville, en plein centre qui bénéficie d’un investissement de 191 000 euros de la Région pour sa réfection menée  actuellement.
La région a pris la décision de financer des travaux (5 Me) sur le tronçon Nexon - Saint-Yrieix-la-Perche de la ligne Limoges-Brive via Saint-Yrieix-la-Perche sur laquelle est intervenu un glissement de terrain, interrompant la circulation entre Saint-Yrieix et Objat (19) «mais rien n’est prévu sur la partie qui concerne la Corrèze» explique Jacqueline Lhomme Léoment. Quant à la ligne Limoges-Angoulême «il y a peu d’espoir.»
Alors, pour évoquer toutes ces questions, l’élue a décidé avec ADS, ATTAC, la CGT, le PCF, Rail convergence d’organiser cette réunion vendredi soir à Eymoutiers afin d’informer les populations et de les mobiliser pour aller sans doute vers un collectif de défense, «pour lancer une mobilisation plus générale.»
«C’est notre territoire rural qui est menacé, laissé à l’abandon» conclut Jacqueline Lhomme Léoment.
- Réunion ouverte à tous, vendredi 30 novembre à 18h30, salle du deuxième étage de la mairie d’Eymoutiers.

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