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Le hip-hop les a chopés

Sous le charme, une trentaine d’enfants se sont retrouvés mercredi dernier au centre culturel John-Lennon pour trois ateliers. Au menu de la danse, du graff et du skate pour s’initier aux différents modes d’expression de la culture urbaine. Durant la première quinzaine du mois d’avril, le festival Block Party a irrigué la ville de Limoges de nombreuses initiatives.

Des spectacles, du streetball, une master class et des «battles» (confrontations de danseurs)... Une large palette qui a conquis les amateurs du genre et permis aux autres d’aller au-delà des idées reçues qui voudraient cantonner la culture urbaine à un ghetto communautaire. Preuve en est avec cette après-midi «initiation» rassemblant mercredi dernier une trentaine d’enfants (à partir de 6 ans) au centre culturel John-Lennon. Parmi les participants, une majorité de danseurs (hip-hop), filles ou garçons, connaissant déjà les classiques, la chandelle, l’hélicoptère... Mais pour débuter, Ken Thue rappelle les bases : un bon échauffement, quelques mouvements de bras, de jambes. A chaque fois, il explique, recadre parfois, tempère les plus fougueux, encourage les timides. Face à l’hétérogénéité des élèves, le propos est de laisser chacun s’exprimer, à son échelle, tout en amenant ce petit monde à composer un enchaînement abouti. Une belle entreprise qui se termine... par une ronde, au milieu de laquelle tous les participants disposent de quelques secondes pour délivrer son freestyle, avant de laisser la place à un autre, comme dans un débat dansé où chacun prendrait le temps de regarder l’autre.

Pendant ce temps, un autre groupe (les enfants ont été préalablement répartis en catégories d’âge) s’essaye à l’art du graff. Là encore, il s’agit de donner des bases, d’expliquer que le graffeur est comme un peintre avec sa palette (ces bombes de couleur qu’il utilise au gré de ce qu’il veut faire émerger du support). Dans cette autre dimension de la culture hip-hop, on apprend également à manier le pinceau ou plus exactement à prendre en main la «cannette», cet aérosol qui projette la couleur. Là aussi, on a pris des précautions : les mômes ont revêtu des combinaisons de protection et portent un masque. Et avant d’appuyer sur le bouton et de jouer de la bombe, on apprend à secouer l’objet, à la manière d’une célèbre boisson orangée très à la mode dans les années 80. A la fin de l’après-midi, la fresque est née, inscrivant dans pierre cette première édition de la «Limoges Block Party» (ex-journées urbaines) désormais établie dans le paysage local, même en passant à un rythme d’une année sur deux.

A priori, le skate, d’une part, et le hip-hop et le graff, d’autre part, sont deux mondes parallèles, pas vraiment dans la même dimension. En les rassemblant dans ces ateliers, les organisateurs de Limoges Block Party ont peut-être voulu montrer que les cultures urbaines peuvent aisément s’émanciper des compartiments où on pourrait les enfermer. En tout cas, les enfants, pas poreux pour deux sous à l’esprit des chapelles partisanes, n’ont pas boudé leur plaisir. Aux manettes du skate, Cédric passe un long moment à habiller les bambins de protection adaptées. Casques, coudières, genouillères, protections aux poignets... Une fois parés, les participants se saisissent d’une planche et, avant de grimper dessus, écoutent les consignes. «Le premier pied, on le pose juste derrière les vis jaunes, on plie la jambe puis on pousse sur le sol avec l’autre jambe et on place celle-ci bien derrière. Puis, on roule en regardant droit devant.» Prêt ? Attendez ! «Avant de monter sur le skate il faut d’abord savoir comment on s’arrête.» Et c’est parti pour la démonstration. ça roule ? Oui, mais chacun à son tour. Avec ce public de débutants, il faut pren-dre des précautions. Préciser par exemple qu’une fois passé, on rejoint la file d’attente... le skate à la main «parce que sinon on s’amuse à le faire glisser et hop, il finit dans la cheville du voisin.» Un peu plus loin, des modules ont été installés. En une petite heure, les enfants n’auront pas le loisir de tout tester. Là n’est pas le propos. Il s’agit simplement de s’ouvrir à un monde aux multiples expressions où la créativité pose des interstices de liberté dans cet univers bétonné qui les a vu naître.

 

Air Jordan 3 For Kids-033