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A l’école, soyez positif !

Trouver des solutions à des problématiques grâce à des méthodes innovantes mêlant neurosciences et pensée positive. C’est l’objectif du Cap’Lab, un laboratoire d’idées et de pratiques visant à mieux canaliser les émotions et à prendre la vie du bon côté... Travaux pratiques au Rectorat.

Des élèves des collèges de Bessines, Saint-Sulpice-Laurière, Saint-Sulpice-les-Feuilles et Châteauponsac ont fait le déplacement au Rectorat. Leur but : résoudre ensemble des problématiques communes à ces quatre établissements de zone rurale. «Il s’agit de rompre notre isolement et de travailler ensemble pour ouvrir nos collèges autrement, précise Pascale Beaubatie, principale à Bessines. On veut faire en sorte que les élèves se rencontrent.»

C’est précisément pour cela que Cap’Lab a été pensé. «C’est un espace qui propose un espace géographique et temporel à part et qui permet de se décentrer sur un terrain neutre.»

Concrètement, élèves et représentants de la vie scolaire sont réunis, en cercle, et, au travers d’ateliers, cherchent à faire tomber les barrières. Avec par exemple un exercice pour les amener à penser de manière positive. «Notre cerveau est programmé pour ne retenir que le négatif. Nous devons l’orienter pour mettre en lumière ce qui est bien. Quand vous pensez avoir passé un mauvaise moment, retenez plutôt les trois «kifs» du jour, lance Laure Reynaud, intervenante à Cap’Lab pour le compte de l’association ScholaVie.

Un peu plus tard, on ranime chez les jeunes la notion de cadavre exquis autour du thème : «Mon professeur de français s’est fait volé son sac et dedans, il y avait toutes les copies de la classe. Dites comment le professeur peut réagir» Tout le monde s’implique et se prête à la mise en situation de bon cœur.

Penser positif : à première vue, ça ressemble à la méthode Coué. «Il ne s’agit pas de se convaincre mais de se relier aux faits, avec une base scientifique, objecte Laure Reynaud. On travaille sur le développement des compétences socio-émotionnelles avec des outils dérivés des neurosciences, des sciences de l’éducation, de la psychologie positive.»

S’appuyant sur ces bases, ScholaVie détermine ensuite des outils pour accompagner les adultes dans leur métier. Cette fois au Rectorat, des élèves ont aussi été associés, parce que l’on vise également à développer leur bien être. Mais attention «nous ne sommes pas au pays des Bisounours. On ne met pas de côté le côté négatif. Il a un rôle. Simplement, on regarde comment on peut le gérer.»

Pour Séverine Delage, chargée de la gestion pédagogique de Cap’Lab au Rectorat, on entre là dans «une nouvelle façon de travailler. Cap’Lab c’est un laboratoire pour construire, accompagner et partager. On accompagne les équipes qui sont sans solution face à des problématiques. L’objectif étant de parvenir à un meilleur fonctionnement.»

Partenaire privilégié de Cap’Lab, l’association ScholaVie liste ses moyens d’intervention : l’émotion et la relation positive, l’engagement, les valeurs, l’accomplissement. Et la coopération, la gratitude, l’écoute, l’empathie. «Dans notre méthode, on part du plaidoyer sachant que si les personnes sont engagées, on va mieux réussir, puis on recherche à vulgariser les recherches scientifiques au plus près du terrain. Viennent ensuite la formation et l’accompagnement, les outils mis en œuvre à travers des jeux pédagogiques, décrit Laure Reynaud. Enfin, on s’attache au suivi pour déterminer les impacts réels de nos interventions.»

Expérimentale et innovante, la méthode déployée par Cap’Lab vise fondamentalement à apporter des réponses. En terme de qualitatif puisque, s’agisant de moyens, on entre dans un autre débat.

 

Photo : Une mise en situation d’élèves et encadrants de collèges ruraux, réunis au Rectorat.