Fil info
16:38Par contre, cette année, l' n'est plus là pour publier une photo de la commémoration au monument de l'e… https://t.co/euZNNcnbwt
14:55RT : Donner plutôt que vendre ou jeter, en quelques clics https://t.co/NbfaHrTj7k https://t.co/KCSKlGehoP
14:54RT : Séisme dans le sud-est : quatre blessés dont un grave (nouveau bilan préfectures) https://t.co/yxerv4pHvG
14:52RT : Après la démission d’Evo Morales, la Bolivie plonge dans l’inconnu https://t.co/bdeqjA64kS
14:48RT : Le commandant des forces armées avait exigé la démission de . Cette démission aux allures de coup d’Etat n’… https://t.co/p62tAQPYwp
14:47RT : « Le vinyle, on a commencé avec, on finit avec » : à Limoges, deux copains disquaires ont ouvert leur magasin il y… https://t.co/ZC45kNiNe2
14:40RT : Au lendemain des élections législatives qui ont vu un essor massif du parti fasciste Vox, des manifestants bloquent… https://t.co/CFZb5qTIrZ
14:38RT : Mardi 12 Novembre, disons stop à la précarité étudiante ! https://t.co/7gnj4omXPu
14:36RT : "Ce canard c'était un patrimoine, c'était le quotidien de la classe ouvrière" Georges Châtain, journaliste à l'écho… https://t.co/CTqnpWhBoL
14:35RT : Disparition de l'Echo Dordogne. Pour Germinal Peiro : "un signal inquiétant pour le pluralisme des idées (...) Il… https://t.co/UEaWHp8gIO
14:33RT : Hommage mérité pour une personne discrète et fidèle à la table de presse et à son métier de journaliste depuis tant… https://t.co/QnpGmShQ7q
14:27RT : Durant 33 ans, Gérard Raymond, mon ex-collègue du service des sports de n'a loupé qu'un seul match de ch… https://t.co/i34BFuY9RV
10:20VIN de PAILLE : attaqués par le Jura, les Vins de Corrèze conservent leur A.O.C. “Vin de paille”… https://t.co/aOKncVxOlk

La Résistance des «petites gens» contée par des objets du quotidiens

Les Amis du musée de la Résistance ont convié samedi le grand public à rencontrer trois collectionneurs. L’occasion d’échanger autour de neuf objets de la Résistance, pour autant de thématiques à questionner.

Faire parler quelques-uns des objets qui ont accompagné les Résistants dans leur quête de liberté, voilà l’idée des Amis du musée de la Résistance, conviant ainsi le public à venir échanger samedi à l’espace Simone-Veil de Limoges.

«C’est notre trésorier Franck Pagnoux qui a eu l’idée de convoquer ces collectionneurs, des passionnés de la Seconde Guerre mondiale avec beaucoup d’objets en leur possession. L’objectif principal de cette rencontre est de faire parler ces objets en lien avec les témoignages des gens qui leur ont confié ces objets» synthétise Véronique Tixier, secrétaire générale de l’association des Amis de la Résistance. «Nous souhaitions parler des gens de peu, des petites gens qui ont participé au Maquis et qui en général, n’ont pas forcément une grande visibilité. L’objectif était donc de valoriser la parole et les actes de ces «petits», qui ne l’étaient pas en fait !»

Cette conférence, ouverte à un public qui pouvait exposer ses remarques et poser ses questions, s’est décomposée en neuf temps, pour autant d’objets expliqués : «Il s’agit de faire parler les objets, avec une parole différente de celle des universitaires ou des historiens» explique Véronique Tixier.

parents de résistants

Bruno Barthelot, Dominique Dautriat et Dominique Sauriat, étaient ainsi présents avec leurs trouvailles glanées au fil du temps et des rencontres. Tour à tour, ils ont expliqué comment ils étaient devenus collectionneurs, combien eux et leurs proches avaient été marqués par le conflit, comment ils avaient baigné dans l’univers du Maquis. Dominique Sauriat, qui jouait plus jeune avec des objets de la Résistance autour de lui, a fini par les collecter. Le grand oncle de Dominique Dautriat a «éveillé [son] esprit à celui de la Résistance» et lui a donné «l’envie de s’intéresser» à tous ces héros, restés bien souvent dans l’anonymat. Bruno Berthelot, dont le grand-père fut «fusillé», a plusieurs personnes de sa famille qui ont accompli des actes de bravoure.

Riches de nombreuses anecdotes et de moments rapportés, les trois passionnés ont ainsi présenté quelques objets emblématiques de la Résistance : une trousse avec tout le nécessaire pour faire des faux papiers, «l’encre» étant «la première arme» utilisée par le maquis note Franck Pagnoux. Puis une grosse fiole, un récipient forgé dans la clandestinité, était capable de dissimuler sous le manteau un litre d’huile ou d’essence subtilisé à l’ennemi. Un objet parmi d’autres qui atteste de «l’ingéniosité de ces hommes et femmes dépourvus de moyens».

Avec les moyens du bord, le Maquis a donc réussi à s’organiser, au fil des années, pour contribuer à la libération. «On parle de 39-45 mais c’est à la fois plus court et plus long, c’est plus compliqué que ça» esquisse Véronique Tixier. Quoiqu’il en soit, ces objets rares, comme cette gamelle gravée appartenant à «FanFan», «20 ans», sur laquelle est écrit aussi «mort aux boches», apportent leur contribution à l’Histoire.

Johan Detour