Fil info
19:05 Je ne suis (je n'étais) que lecteur et je n'ai aucune information mais l'expressio… https://t.co/I8fLtcLSAR
12:40On apprend que les Gilets Jaunes de Haute-Corrèze viennent d’ouvrir leur nouvelle Maison du Peuple dans l’ancien Tr… https://t.co/DNFqfLJq3Y

« Mon objectif est de ne laisser personne au bord du chemin »

Social

C’est peu dire qu’elle était très attendue. Quelque 300 salariés de l’usine Fenwal avaient pris place lundi soir dans la salle des fêtes de La Châtre pour une première rencontre avec l’avocate du comité d’entreprise, Nathalie Campagnolo. « Nous avions organisé une précédente réunion avec un représentant de la DIRECCTE. Le but est de permettre aux salariés d’avoir des informations car il n’y aucun dialogue avec la direction » indique Maya Rovina, membre du collectif.

Cette rencontre intervient un mois et demi après l’annonce des licenciements alors que la fatigue se fait sentir, que le découragement gagne certains et que les tensions montent, notamment entre les membres du collectif et les représentants du CE.

« Il est important de rester mobiliser. Certains sont tentés de baisser les bras. Agir, c’est la seule façon de faire bouger les choses, même si, on le sait, c’est sans garantie. Mais si on ne fait rien, on n’a aucune chance de sauver nos emplois ou de partir dans de bonnes conditions » a dit Maya Rovina en début de réunion.

Avocate spécialisée dans le droit du travail, Nathalie Campagnolo s’est fait connaître en défendant la cause des salariés dans des PSE d’envergure (Sodimédical, Vistéon...). « Mon objectif est de ne laisser personne au bord du chemin » a-t-elle affirmé tout en précisant qu’elle ne ferait « pas de promesses qu’[elle] ne pourrait pas tenir ». Evoquant le soutien des élus, elle a prévenu : « pour le moment, ils savent encore que vous existez, mais au bout du bout, vous serez tout seuls, il ne faudra compter que sur vous. En dix-huit ans d’exercice, je n’ai jamais vu d’élus qui réussissent à infléchir la position d’un groupe. » Elle a notamment taclé Michel Sapin « qui est en train de découvrir la loi (NDR : sur les PSE) à laquelle il a donné son nom ».

A ses yeux, la sauvegarde de la compétitivité ne peut servir de prétexte à des entreprises qui n’ont pas de difficultés. Mais elle attendra les conclusions de l’expert comptable pour y voir plus clair. Elle a souligné que la DIRECCTE avait le pouvoir de ne pas homologuer un PSE, ce qu’elle a pu observer dans un précédent dossier.

Durant près de trois heures, Nathalie Campagnolo a répondu aux nombreuses questions des salariés. Certains se disent prêts à partir si une opportunité d’emploi s’offre à eux. « Pas question que la boîte fasse des économies sur votre dos ! » s’insurge l’avocate qui précise qu’elle fera en sorte que les personnes concernées ne soient pas exclues du PSE. Elle a aussi rappelé le principe selon lequel les moyens alloués au PSE doivent être proportionnés aux moyens du groupe tous secteurs confondus. En 2013, le groupe Fresenius se targuait d’un chiffre d’affaires de plus de 4,9 milliards d’euros...


Les prochaines actions envisagées

Le collectif envisage pour le début 2015 une manifestation devant l’ambassade d’Allemagne à Paris et une autre à Bad Homburg, près de Francfort, où se trouve le siège du groupe Fresenius.

Par ailleurs, une course en relais de 978 km (la distance entre La Châtre et Bad Homburg) est en projet sur le circuit de La Châtre. La pétition continue de circuler. Elle a pour l’heure recueilli près de 20 000 signatures.

Une association de soutien s’est créée

Le but de la création d’une association de soutien au collectif des salariés de Fenwal est de disposer d’un statut juridique à la différence du collectif, ce qui lui permettra de recueillir des dons. Lundi soir, les salariés présents se sont prononcés massivement pour une acceptation des fonds publics.

L’association sera présidée par Maurice Parisse qui précise que l’organe de décision restera le collectif.

Air Force 1 Mid Flyknit