Fil info
23:26Cyclisme - Thibaut Pinot se rapproche https://t.co/JUlJDvST31
23:23Basket - Boulazac n'a pas droit à l'erreur https://t.co/Ofc0JtTnTb
23:13La une du Vendredi 26 Mai 2017 https://t.co/3cI9vLcftJ
22:41International - Donald Trump risque de plomber le climat https://t.co/Qcx60rEhvE
22:40International - Une enquête internationale https://t.co/qQgCFjMXw7
22:38France - Caroline De Haas, figure de la lutte contre la loi Travail face à El Khomri https://t.co/I2PgOPxoyL
22:35International - Première poignée de main entre Trump et Macron à Bruxelles https://t.co/SMJViJ9KN2
19:22Châteauroux - Jobdating pour trouver une nounou au relais assistants maternels https://t.co/cmfaq7Vfmr
19:19Indre - Territoire à énergie positive : 1 566 000 euros pour le PNR https://t.co/k9iGldrcUt
17:45Sainte-Feyre - Où sont passées les valeurs sociales de la MGEN ? https://t.co/43C0mEOlAV
17:40Après une première session fructueuse l’année dernière, ils remettent le couvert. L’Amoma (Association des... https://t.co/FlOnYyx1Gl
17:37Ahun - Les pieds sur terre et le cœur sur la main https://t.co/SpdpJdAsG4
17:03Le Blanc - Pascal Szkolnik, un designer scénographe aux talents multiples https://t.co/yIrd2OJO2D
16:59Argenton-sur-Creuse - Les puces des couturières ont connu un vif succès https://t.co/So9o5lZC2k
16:56La Châtre - Les talents de Maurice mis en lumière https://t.co/5JVrfHRtdD
16:52Cluis - Zorro tire l'épée jusqu'à samedi https://t.co/tI77vH4lQt
15:24Région - La circulation perturbée https://t.co/KidqFZf5BC
09:39 https://t.co/KvHzyyO6ge . Tout est dit! Vigilance et détermination Peugeot doit s'engager

Serge Toubiana, une vie de cinéphile

L’Apollo accueille cet après-midi Serge Toubiana. Critique puis directeur de la rédaction des Cahiers du cinéma et directeur de 2003 à 2016 de la Cinémathèque française, il publie ses mémoires. Interview.

A l’occasion de la publication de son livre Les Fantômes du souvenir aux éditions Grasset, Serge Toubiana sera présent à l’Apollo à partir de 18 h 30 pour une rencontre avec le public ponctuée d’extraits de films qui sera suivie par une séance de signature. A 20 h 30, il introduira la projection d’un western de Raoul Walsh.
L’Echo - Comment vous est venue l’envie d’écrire vos mémoires ?
Serge Toubiana - Je crois que c’était le bon moment pour revenir sur mon passé. Quand j’ai quitté mon poste de directeur de la Cinémathèque française en janvier 2016, je me suis demandé comment j’allais passer d’une suractivité à ne rien faire. Je me suis donc mis à l’écriture de ce livre. Mon parcours au cinéma s’étale sur soixante-sept ans. Mon premier souvenir de cinéma remonte à mes sept ans : mes parents m’ont emmené avec eux voir La Strada de Fellini. Nous habitions alors à Sousse en Tunisie. Mon enfance a été un moment décisif dans ma cinéphilie. J’ai vu beaucoup de westerns et de péplums, deux genres qui étaient à la mode à la fin des années 1950, et des comédies avec Jerry Lewis. Je ne me posais pas la question de qui était le réalisateur. C’est à partir de l’âge de 15-16 ans - nous habitions alors à Grenoble -, que j’ai découvert la notion d’auteurs. J’ai aimé les films de Godard, Truffaut, Resnais, Bertolucci, Milos Forman, qui m’ouvraient une fenêtre sur le monde. Dans ce livre, je parle de moi mais aussi des rencontres que j’ai pu faire avec des cinéastes qui ont compté pour moi et avec qui j’ai pu avoir de vrais échanges.
L’Echo - En votre qualité de critique aux Cahiers du cinéma...
Serge Toubiana - Oui, cette expérience  a été très formatrice. Ecrire dans cette revue, c’était un passeport maginifique. Où que j’aille, que ce soit en Russie ou aux Etats-Unis, Les Cahiers sont reconnus comme une revue très sérieuse. Cela m’a permis de nouer des liens très forts avec des cinéastes comme Scorcese, Wenders, Truffaut. J’ai eu la chance de passer trois jours avec Clint Eastwood. A la fin, c’est lui qui m’a remercié en me disant : « En Amérique, jamais on ne me pose ces questions ». On ne leur parle que du casting et du box office, nous, on essaie d’aller un peu plus loin... A la Cinémathèque française, j’ai reçu Spielberg : il était ému mais moi j’étais dix fois plus ému que lui !
L’Echo - Que pensez-vous du concept de Retours vers le futur ?
Serge Toubiana - Je le trouve très intéressant car cela crée une émotion particulière d’avoir quelque chose du passé qui revient dans le présent. J’ai aussi découvert le travail de conservation des films amateurs par Ciclic . Quand j’étais à la Cinémathèque française, nous n’avions pas cette option. Notre ambition était de conserver des films du monde entier, on découvrait des films que l’on croyait perdus à jamais. Ce que fait Ciclic peut permettre de tomber sur des trésors inédits. Et puis les films de famille où l’image tremble un peu, cela me touche beaucoup.
L’Echo - Parlez-nous du western que vous avez choisi...
Serge Toubiana - Pursued de Raoul Walsh : c’est un western psychanalytique d’un très grand cinéaste avec un acteur merveilleux, Robert Mitchum. Son personnage est hanté par une image qui l’a traumatisé dans son enfance.
L’Echo - Dimanche, l’Apollo programme le dernier film de Bertrand Tavernier, Voyage à travers le cinéma français...
Serge Toubiana - J’ai beaucoup aimé ce film. On apprend beaucoup de choses. Le film dure 3 h 15 mais on ne s’ennuie pas une seconde. C’est un travail que lui seul pouvait faire. Il prépare d’ailleurs la suite : une série de huit émissions de 52 mn pour France 5
L’Echo - Avez-vous toujours autant de plaisir à vous asseoir dans une salle de cinéma ?
Serge Toubiana - Oui, le plaisir est intact, la curiosité est toujours là. Chaque film est une nouvelle fenêtre qui s’ouvre, un temps magique. Je me sens redevable du cadeau que l’on me fait.

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.