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Fin des contrats aidés : la grogne des élus ruraux

L’association départementale des maires ruraux tenait hier son assemblée générale à la salle des fêtes de Chasseneuil en présence des deux députés. Plusieurs sujets d’actualité ont été évoqués dont la fin des contrats aidés.

Marc Rouffy, maire de Palluau, ne décolère pas : huit jours avant la rentrée, il a appris la fin du contrat aidé dont il bénéficiait. Depuis une semaine, avec deux adjoints, il assure lui-même la surveillance des enfants matin et soir avant et après la classe. Il a bien sûr fait appel de cette décision mais est pour l’heure sans réponse et craint de devoir annoncer dans quelques jours la fin de son contrat à sa bénéficiaire, une femme de 53 ans, seule, qui en avait bien besoin.
Une situation qui reflète l’embarras dans lequel se retrouvent bon nombre de maires ces jours-ci, « de la provocation à quelques jours de la rentrée », tempête Vanik Berbérian, le président de l’association départementale - et nationale - des maires ruraux qui tenait hier son assemblée générale à Chasseneuil. « On ne peut pas supprimer quelque chose sans mettre en place une solution alternative », juge-t-il.
Philippe Jubeau, responsable de l’unité départementale de la DIRECCTE, a indiqué aux élus que le préfet disposait de marges de manœuvre mais que « toutes les demandes ne pourront pas donner lieu à renouvellement ». Elles seront examinées au cas par cas. Il a précisé que seraient privilégiées les communes rencontrant des difficultés financières. Au final, combien le seront ? Pas de réponse pour l’heure dans l’attente d’arbitrages financiers.
Avec un sourire en coin, Paul Foulatier, maire de Velles, rappelle que le précédent gouvernement avait poussé à la roue pour multiplier ces contrats. « Heureusement qu’on n’a pas cédé. Derrière tout ça, il y a des hommes et des femmes, on l’oublie un peu », dit-il.
Invités à échanger avec les maires, les deux députés étaient présents. Nicolas Forissier (LR) et François Jolivet (LRM) pointent du doigt un système « pas efficace » pour le premier, voire dévoyé pour le second. Ce qui n’empêche pas l’ancien maire de La Châtre de citer un contre-exemple sur sa commune.
Mais l’affaire traduit aussi un ras le bol chez des élus à qui l’on en demande toujours plus tout en leur retirant dans le même temps des compétences. L’un d’eux évoque ainsi la mise en place dans l’urgence des nouveaux rythmes scolaires aujourd’hui promis à la disparition.
Les élus s’inquiètent aussi d’une nouvelle ponction sur leurs dotations en 2019. François Jolivet s’est voulu rassurant : « Les communes rurales devraient être exonérées du plan performance ». Il laisse entendre que le gouvernement se tournerait davantage vers les grosses agglomérations.
En fin de réunion, il a été question de la santé. Claude Doucet, maire de Valençay, a interpellé le député de la majorité pour savoir « ce qu’il y avait dans les tuyaux ». « Il faut dix ans en France pour faire un médecin. Le numerus clausus a été relevé mais il va falloir gérer la pénurie pendant ces dix ans. Des traités de conventionnement sont prévus avec quatre pays assortis de programmes d’apprentissage rapide de la langue », a répondu l’intéressé.
Pénurie ? Serge Descout, président du Département, réagit aussitôt : « Nous n’avons jamais eu autant de médecins en France ! ». Une solution simple et rapide serait, selon lui, de décloisonner les régions sanitaires, ce qui permettrait à des étudiants partis à la faculté de Limoges de faire leur stage dans l’Indre. La question des déserts médicaux sera d’ailleurs au menu de la prochaine assemblée générale de l’association des maires de l’Indre prévue en octobre.

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