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Première mobilisation réussie

La première journée de mobilisation contre la nouvelle loi travail a réuni un millier d’opposants mardi matin dans les rues de Châteauroux. La manifestation était à l’appel de la CGT, la FSU et Sud Solidaire. Un nouveau rendez-vous est d’ores et déjà fixé au jeudi 21 septembre.

La manifestation contre la loi travail 2 a réuni mardi matin un millier de participants.
Elle se déroulait presque un an jour pour jour après la dernière manifestation contre la loi El Khomri. On le sait, le texte des ordonnances réformant le Code du travail s’est élaboré pendant l’été, ne facilitant pas la mobilisation des salariés et alors que seules trois organisations (CGT, FSU et SUD) appelaient à manifester. Dans ce contexte, chez les organisateurs, on se disait plutôt satisfait d’avoir réussi à réunir un millier de personnes en ce 12 septembre afin de réclamer le retrait de ces ordonnances.
Josiane Delaune, nouvelle secrétaire de l’UD CGT, est vent debout contre leur contenu : « Il a fallu un siècle de luttes et de combat pour construire le code du travail. Le patronat, le capital, les libéraux de tous poils, aidés par des gouvernements complaisants, l’ont depuis toujours contesté, attaqué, car il a été créé pour protéger les salariés qui produisent les richesses dont ils se gavent. »
De son côté la FSU se dit inquiète pour l’avenir qui se dessine pour la jeunesse : « La FSU partage les préoccupations des salariés qui condamnent les remises en cause de leurs droits sociaux sous couvert de flexibilité et d’adaptabilité du marché du travail. Il s’agit d’un enjeu de société majeur, particulièrement contre la précarité généralisée qu’induisent les facilités plus grandes de licencier, contre la mise en concurrence des salariés entre eux, contre la dimininution de leurs droits en matière de santé et de sécurité au travail et contre la mise en cause des droits syndicaux », rappelle Raphaël Tripon, secrétaire départemental.
Des adhérents de la CFDT et de FO se sont également joints au cortège qui est parti vers 10 h 30 de la place de la République à Châteauroux. « Lorsqu’une loi dessert autant les salariés, il faut être sur le terrain, quitte à désobéir à nos élites. Notre direction ne peut pas dire que ce projet n’est pas bien et ne pas prendre de décision. Il y a un cratère qui se creuse entre elle et les militants sur le terrain », constate Jean-Louis Alfred, secrétaire adjoint du syndicat services 36 CFDT. Secrétaire du syndicat FO santé, Pascal Brion reconnaît lui aussi « ne pas comprendre le positionnement de notre fédération » : « Jean-Claude Mailly va devoir nous expliquer les choses », poursuit-il avant d’ajouter : « Tôt ou tard, Macron va s’attaquer à la fonction hospitalière, sachant que l’hôpital en France est en grande difficulté. »
En marge de la manifestation, vers 9 h, des militants FO ont distribué des tracts contre la loi travail au rond-point Deschizeaux.
Dans le cortège, on croisait également des militants du PCF qui ont distribué la lettre des parlementaires communistes contre « les insupportables ordonnances du docteur Macron » dans laquelle sont pointés les cinq dangers de la loi travail 2 et les propositions que porte le PCF pour « un Code du travail du XXIe siècle ». Le programme de la Fête de l’Huma a aussi été distribué. D’autres militants encore étaient là, insoumis et socialistes, dont le maire du Poinçonnet, Jean Petitprêtre, venus apporter leur soutien.
La CGT appelle dès à présent à une nouvelle journée de mobilisation et de grève le jeudi 21 septembre : « Ensemble salariés du public et du privé, jeunes, étudiants, lycéens, retraités, privés d’emplois, nous sommes tous concernés par ce projet ultra-libéral dicté par l’Union européenne. La lutte ne s’arrête pas aujourd’hui, elle ne fait que commencer ! La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat », tranche Josiane Delaune.

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