Fil info
17:03parvis*
15:30 Sur le parivis de la collégiale Saint-Martin génuflexion gilets jaunes en mode happening artis… https://t.co/4YQiyGo8D7
14:36 en marge de l inauguration des aménagements du bourg des échangent avec le député LREM Christo… https://t.co/ccdwfR5u2b
14:33 une cinquantaine de gilets jaunes marchent sur le boulevard périphérique de Brive. Ils défilen… https://t.co/GKjv27lwU8

Grève : retraités et EHPAD ensemble

Un mois et demi après une première mobilisation historique, les personnels des Ehpad reprennent la rue pour dénoncer leurs conditions de travail. Ils sont rejoints sur le pavé par les retraités, solidaires du mouvement pour dénoncer la politique gouvernementale et les nouvelles ponctions sur les pensions.

La situation devient critique. Un mois et demi après la forte mobilisation de fin janvier (300 personnes), les personnels des Ehpad de l’Indre n’ont jamais raccroché la blouse.
Jeudi matin, ils lancent un nouvel appel à mobilisation, toujours pour les mêmes raisons : dégradation des conditions de travail, maltraitance institutionnelle reconnue dans ses rapports par l’ARS, manque chronique de personnel, réduction dramatique des moyens,... N’en jetez plus, la coupe est pleine. Face à l’urgence, les syndicats se sont regroupés en intersyndicale (CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, SUD) pour tenter de faire entendre raison à ce gouvernement qui fait la sourde oreille.
Les syndicats
determinés
« On ne s’arrêtera pas tant qu’on n’aura pas gain de cause, prévient Josiane Delaune, secrétaire départementale CGT. Il faut que le gouvernement comprenne qu’on est en Etat d’urgence. » Ils demandent également à la population de les rejoindre. « Il faut être réactif, retraités comme actifs car nous sommes tous des retraités en puissance », souligne Philippe Bonnet, secrétaire départemental Santé CFDT.
Olivier Dubreu (FO), agent à l’hôpital d’Issoudun, témoigne du malaise qui règne au sein de son établissement comme dans tous les Ehpad de France. « Rien n’a changé depuis janvier. La dégradation des conditions de travail s’est poursuivie comme ces dernières années. Le personnel est de plus en plus sollicité car en sous-effectif. On rappelle les gens sur les temps de repos et en conséquence, les arrêts maladies se multiplient car les personnels sont à bout. Ils trinquent et subissent aussi les familles qui se plaignent. Quand on voit la différence entre le prix payé et la qualité de la prestation, ils ont raison d’être mécontents, même s’ils comprennent les problèmes. Les résidents n’ont plus de douche tous les jours et les soignants ne peuvent plus passer le temps nécessaire pour les soins. Le personnel a le sentiment d’être maltraitant et de ne plus pouvoir s’occuper correctement des résidents. Ils sont professionnels mais se sentent mal. Après une vie active et productive, les résidents méritent de vieillir correctement. De toute façon, les organisations syndicales ne lâcheront rien. »
une situation
catastrophique qui doit cesser
Un état d’esprit que confirme Josiane Delaune. « La situation est de plus en plus catastrophique. Nous devons obtenir ce que nous demandons pour que le personnel travaille dans de bonnes conditions. » Officiellement, il manque 30 000 postes au niveau national.
En parallèle de cette mobilisation, les retraités se joignent aux agents des Ehpad pour dénoncer la politique gouvernementale, notamment la hausse de la CSG. « Nous retraités, on soutient aveuglement les mobilisations, réagit Michel Raynaud, CGT retraité. Par exemple, la maternité du Blanc ne doit pas fermer. Nous sommes donc solidaires des personnels des Ehpad et leur apportons notre soutient. »
Daniel Clémente, de la FSU retraité, dénonce « l’autisme » et « la mauvaise foi » du gouvernement. « Qu’on nous fasse les poches, on a l’habitude mais qu’on nous traite de privilégié, non. La suppression de l’ISF représente 4 milliards d’euros. L’augmentation de la CSG est de 4 milliards aussi. Les retraités commencent de plus en plus à se rendre compte de ce qui se passe. On ne peut pas faire grève mais si on arrêtait nos activités au sein des associations, la société s’en rendrait compte. » La manifestation terminera son parcours à la préfecture. Les retraités remettront une motion tandis que les syndicats rencontreront le président du conseil départemental et des représentants de l’ARS.
Rassemblement des personnels des Ehpad et des syndicats de retraité jeudi 15 mars à 10 h place de la République à Châteauroux

Florent Renaudier