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Quand Jean Gabin faisait tourner la tête des Berrichonnes

De fin février à mi-avril 1945, la 2e DB est cantonnée dans l’Indre. Parmi ses hommes, un certain Jean Moncorgé, plus connu sous le nom de Jean Gabin, séjourne à Bouges-le-château. Une exposition revient sur cet épisode étonnant.
Après la défaite de 1939, Jean Gabin quitte la France pour Hollywood. Pas question pour lui de tourner pour la Continental financé par les Nazis. Il y rencontre une certaine Marlène Dietrich. Malgré tout, l’exil lui pèse. En 1943, il s’engage avec le grade de second maître dans les Forces navales françaises libres. « Il ne supportait plus de jouer les héros à l’écran pendant que ses compatriotes risquaient leur vie. Il a voulu prouver qu’il n’était pas un planqué » explique Patrick Glâtre, auteur de deux livres et d’une expo sur Jean Gabin dans la guerre actuellement visible au château de Bouges. « Lui qui était claustrophobe et avait peur du feu, il s’est porté volontaire pour devenir chef du char alors que le risque principal à bord d’un char est de brûler vif sans avoir le temps de sortir » poursuit-il.
Il participe à la campagne de Moselle. « Nous étions un peu impressionnés que cet homme qui avait des biens et une situation, comme on dit, nous accompagne comme ça en prenant de tels risques » se souvenait son ami Raymond Thiebault, conducteur de char.
Fin février, les quelque 30 000 hommes de la 2e DB stationnent dans l’Indre. Jean Gabin est cantonné à Bouges-le-château où il loge avec les gars du régiment de fusiliers marins chez l’habitant. « Ce n’est pas Jean Gabin mais Jean Moncorgé, son véritable nom. A l’heure du courrier, lui qui recevait le plus de lettres avant-guerre est le seul à ne pas en avoir. Peu de personnes savent qu’il est là » raconte Patrick Glâtre. On demande toutefois à l’acteur de donner le coup d’envoi d’un match entre Bouges et Châteauroux. Mais ce que Gabin aime, c’est d’aller guincher au bal de la Cloche à Levroux où il fit sans doute tourner bien des têtes.
En avril 1945, son régiment participe à la libération de la poche de Royan. Plus exactement, il a pour mission d’empêcher les Allemands postés à La Rochelle de venir en soutien. Début mai, la 2e DB passe le Rhin et Jean Gabin est invité à visiter le nid d’aigle du führer à Berchetesgaden. Il y fait main basse sur quelques bonnes bouteilles qu’il partagera avec ses copains.
C’est cette étonnante histoire que nous raconte l’exposition réalisée par la société des amis du musée de Jean Gabin à Mériel (Val d’Oise). « Il y avait pour moi trois lieux symboliques où cette expo devait être montrée : Royan, le musée du maréchal Leclerc à Paris et Bouges » résume Patrick Glâtre. Voilà qui est fait. Elle restera visible jusqu’au 30 septembre dans les écuries du château.
Présent le 22 juin lors du vernissage, Mathias Moncorgé, le fils de Jean Gabin, n’avait jamais eu l’occasion de venir à Bouges. « Le connaissant il a dû venir directement ici, lâche-t-il en découvrant le lieu. Il parlait très peu de cette période de sa vie. De façon générale, ce n’était pas le genre à se pencher en arrière. »
L’exposition se compose d’une série de panneaux où sont reproduits divers documents et photos. On peut aussi y voir deux casquettes portées par Jean Gabin ainsi que son sac militaire.

Château de Bouges, ouvert tous les jours de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h 45. Entrée : 5,50 euros avec accès au parc et au jardin.