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36 500 euros prêtés par la Cagnotte solidaire

L’association « Cagnotte solidaire emploi » s’est réunie au début du mois en assemblée générale. Année chargée, 2018 fut marquée par une hausse des prêts mais une baisse des donateurs, dans un contexte de mécompréhension des services fiscaux.

Alain Dubost, le président de la Cagnotte, le résume en une phrase. « 2018 fut très dense dans plusieurs registres. » L’association a reçu 20 créateurs et attribué 18 prêts pour un montant total de 36 500 euros, « un record ». Corollaire de ce bilan, le record des relances pour remboursement est lui aussi battu.
Autre constat, la baisse du nombre de donateurs. « Les gens ont moins donné que d’habitude, environ la moitié, car ils ont craint qu’avec le prélèvement à la source, le don ne bénéficie pas de la déduction fiscale. » Autre problème, la position des services fiscaux dans la reconnaissance de la Cagnotte comme association d’intérêt général. « La direction des services fiscaux de l’Indre nous a refusé cette reconnaissance officielle cette année, permettant de faire bénéficier les donateurs de déduction fiscale de 66% du montant. »
Accompagnée bénévolement par un avocat, l’association a fait appel. « En théorie, pour 2018, la Cagnotte n’a pas le droit d’établir les attestations de dons tel que cela se fait depuis 21 ans, s’étonne donc le président. Pour conclure, il faut souligner qu’en plus de l’énergie à mettre dans les accompagnements, il faut que les bénévoles que nous sommes se mobilisent dans de multiples démarches administratives pour au final, être remis en cause dans l’intérêt de notre engagement. » En ce début 2019, l’association observe par ailleurs une baisse des demandes de création.
Trois entrepreneurs étaient présents lors de l’assemblée générale pour témoigner de l’apport de la Cagnotte dans leur création d’entreprise.
- Laëtitia Marié (aromathérapie) et Sabrina Braem (sophrologue) ont ouvert l’antenne indrienne du réseau national de centre de gestion du stress. « On donne des outils pour apprendre à gérer son stress et réduire la perte de sommeil, la prise de poids ou les maladies psychosomatiques », résume Laëtitia. La Cagnotte leur a permis de financer la licence et de créer le site internet. « C’est un accélérateur, souligne l’entrepreneuse. Notre prochaine étape, c’est l’ouverture du service aux professionnels. »
- Jean-Sebastien Sautreau (chauffage-plomberie) est en reconversion d’ambulancier. Installé depuis octobre dernier, il propose ses services aux particuliers. « La Cagnotte m’a permis d’acquérir les derniers agréments et outils. »
- René Thomas, entreprise de service (entretien, nettoyage et fleurissement de sépulture), en reconversion après un arrêt maladie de trois ans. « La cagnotte m’a permis de compléter mon fonds de départ pour solliciter la subvention AGEFIPH pour acheter un véhicule et du matériel. »