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Comment avoir une ville verte et fleurie sans eau ?

La sécheresse et les restrictions d’arrosage qui en découlent ne sont pas sans conséquences sur le fleurissement de la ville.
Christelle Germain, responsable du service espaces verts, a le sourire. La pluie de mercredi a produit son effet. Dans les massifs du jardin public, les fleurs relèvent la tête. Plantées entre la mi-mai et la mi-juin, elles ont eu le temps de se développer et de constituer un couvert végétal. Quelques promeneurs profitent de la fraîcheur du lieu, s’arrêtent devant les petits panneaux disposés depuis peu ici et là où l’on trouve la liste des variétés présentes.
Mais depuis le début de l’été, le fleurissement de la Ville a beaucoup souffert de la sécheresse. Suite à l’interdiction d’arroser, il a fallu se résoudre à retirer tous les bacs et suspension en ville un mois seulement après leur mise en place. Avec cette question : comment fleurir et  rendre agréable un centre ville très minéral ?
Une telle sécheresse reste à ce jour exceptionnelle. « On n’avait pas vu ça depuis 2003 », reconnaît Gérald Oblet, responsable de la maintenance. Le manque d’eau est toutefois un phénomène récurrent qui a conduit le service à s’adapter depuis une dizaine d’années. Dans  les massifs, on trouve désormais par exemple des zinnias, des cosmos et des œillets. « Nous avons fait évoluer notre palette végétale, la sélection ensuite se fait naturellement. Les professionnels, eux-mêmes, ont adapté leur catalogue vers des fleurs ayant besoin de moins d’eau. Nous avons un jardin d’essai aux serres municipales où nous testons des fleurs pendant un an avant de les intégrer dans des massifs », explique Christelle Germain.
Arrosage au goutte
à goutte
Le paillage a été généralisé et l’arrosage au goutte à goutte privilégié, de même que la présence dans le sol d’hydro-rétenteurs qui libèrent l’eau progressivement. La recherche de nouvelles solutions est constante. On a ainsi installé sur le rond-point en face de la cité administrative des ollas (ou oyas), poteries en céramique enterrées que l’on remplit manuellement et dont les parois poreuses laissent filtrer l’eau lentement. Une technique millénaire.
L’eau est donc devenue une denrée rare. La Ville a obtenu une dérogation et a droit à 210 m3 par semaine, dont l’essentiel sert à l’arrosage de la pelouse du stade Gaston-Petit et une fois par semaine au jardin public afin d’y maintenir un îlot de fraîcheur.
Mais les fleurs ne sont pas les seules à manquer d’eau. Les arbres aussi. Le rayonnement solaire particulièrement fort lors des périodes de canicule a fait des dégâts. Une cinquantaine d’arbres sont morts cette année du fait de ces sécheresses répétées : bouleaux, pins, certaines variétés d’érables... La Ville dispose pour cette végétation ligneuse de deux cuves de récupération des eaux pluviales. Deux nouvelles seront bientôt opérationnelles. Mais encore faut-il qu’il pleuve...
Face à ces évolutions climatiques, les villes sont contraintes de revoir leurs pratiques. La question sera au cœur des assises régionales de l’embellisement et du cadre de vie des communes qui se tiendront à Châteauroux les 25 et 26 septembre prochains.
JMD