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Reuilly : la récolte 2019 risque d’être assez faible

Dans le sud, la canicule a eu un effet désastreux sur la vigne. Le vignoble de Reuilly ne s’en sort pas trop mal. À quelques semaines des vendanges, François Charpentier, vigneron, dresse un état des lieux.

Si la vigne se défend mieux que d’autres végétaux, elle a tout de même souffert des deux épisodes de canicule et du manque d’eau. « Quand il fait très chaud, la vigne se met en position de stress, la sève ne circule plus, les raisins sont bloqués, les grains sont plus petits avec une peau plus dure. Les racines vont chercher l’eau assez profondément mais quand il n’y en a plus, il n’y en a plus », constate François Charpentier, une des figures du vignoble reuillois. Ses deux fils, Jean-Baptiste et Géraud, ont pris sa succession en 2012 et ont replanté depuis 9 hectares de vigne.
Sur une des parcelles, François Charpentier montre quelques feuilles qui ont grillé mais ce n’est rien comparé au désastre qu’ont connu certains de ses collègues dans le sud. « Les années sèches comme cette année, on a par contre moins besoin de traiter la vigne », précise-t-il.
À quand les vendanges ?
Les récentes pluies ont été les bienvenues. « On commence à avoir un peu de jus mais les raisins vont encore grossir. Le raisin prend sa qualité dans les trois dernières semaines. On peut envisager les vendanges d’ici trois semaines à un mois, estime le vigneron. Mais c’est très aléatoire. L’an passé, on prévoyait dans les premiers jours de septembre et on a eu un coup de chaud le 20 août qui nous a amené à vendanger plus tôt. »
Des vendanges plus précoces qu’il y a une vingtaine d’années où elles se déroulaient plutôt fin septembre ou début octobre. Le réchauffement du climat n’est pas le seul en cause. « On ne travaille plus la vigne de la même façon. Aujourd’hui, on gère mieux le rendement et cela joue sur la qualité. On enlève des grappes quand il y en a de trop. Cela fait une vingtaine d’années que nous faisons comme ça. L’INAO (Institut national des appellations d'origine) effectue des contrôles. Il ne faut pas avoir plus de 20 grappes par pied, une moyenne étant faite sur dix pieds. Cela nous a permis d’avoir des vins plus homogènes et moins acides. On a de bons retours de nos clients. La qualité des vins, elle commence à la vigne », rappelle François Charpentier.
Les semaines à venir vont donc être déterminantes. Il va falloir surveiller la maturité du raisin. Une quinzaine de jours avant la date supposée des vendanges, une centaine de grains vont être prélevés ici et là au hasard pour y mesurer le taux de sucre et l’acidité. Puis un nouveau prélèvement sera effectué une semaine plus tard pour voir l’évolution. « Aujourd’hui, on a les machines. On n’est plus dépendant de la présence des vendangeurs. On fait une première benne qu’on met au pressoir et qui va nous donner une idée plus précise. On voit si c’est bon ou s’il faut attendre quelques journées encore », explique le vigneron.
La sécheresse ne sera pas sans répercussions. La récolte 2019 s’annonce assez faible. Par contre, la qualité devrait être à nouveau au rendez-vous comme c’est le cas depuis plusieurs années.
JMD

Francois Charpentier, vigneron à Reuilly, témoigne