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Rentrée sociale de l’URIOPSS : 39 associations sonnent l’alarme

Médico-social

Comme chaque année, les trente-neuf associations de l’action medico-sociale re-groupées au sein de l’URIOPSS ont effectué leur rentrée devant les autorités, l’occasion de faire part de leurs difficultés et de leurs préoccupations.
Ces associations œuvrent dans les secteurs du handicap, de la protection de l’enfance, des personnes âgées, de la lutte contre les addictions et contre les exclusions. « C’est un secteur important qui représente de nombreuses personnes prises en charge mais aussi de nombreux salariés », souligne Marcel Hartmann, administrateur de l’URIOPSS. On dénombre ainsi 3 854 salariés dans l’Indre, soit près de 6 % de la masse salariale départementale et 51 % des emplois de l’économie sociale et solidaire. Cette rentrée est l’occasion pour les associations de présenter les actualités du secteur et de permettre un temps d’échange avec les autorités de tarification (ARS, Conseil départemental, Éducation nationale et DDCSPP). Quatre grandes thématiques transversales focalisent les échanges : l’inclusion, l’emploi/la formation, la santé et l’habitat. Pour la protection de l’enfance, Myriam Billot, directrice d’une association, estime qu’une meilleure coordination des politiques publiques serait nécessaire pour « des enfants aux situations complexes, qui relèvent d’une prise en charge multiple ». La situation des mineurs non-accompagnés est par ailleurs préoccupante. « Ils manquent d’un accompagnement spécifique avant, mais aussi après, 18 ans. Ils sont dans un vide juridique. » 57 jeunes isolés ont été accueillis dans l’Indre en 2017, 79 en 2018.
Autre secteur qui connaît des difficultés, celui du handicap. « Il est difficile de concrétiser les politiques publiques sur le terrain, déplore Stéphanie Brunet, directrice adjointe d’un établissement médico-social. Les dispositifs existent mais la traduction opérationnelle n’est pas possible. C’est la question des moyens qui est en jeu. » De manière générale, pour Marcel Hartmann, « il faut considérer les spécificités du département, par exemple en tenant compte de la démographie médicale et paramédicale. Par l’absence de professionnels, on a un accès limité aux soins. » Des difficultés qu’on retrouve pour le secteur du troisième âge. « Il y a un réel problème d’accès aux soins, insiste Claudette Brialix, administratrice de
l’UNIOPSS (niveau national). Et dans les Ephad, malgré la grève et les promesses de 2018, rien n’a changé. » (lire ci-contre) Pour Hervé Stipetic, le directeur de l’Anpaa 36, « tous les clignotants sont au rouge » mais « il faut faire avec ».