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La Conférence de Lima évite de peu le naufrage

Climat. Après des discussions marathon, un accord a minima a été trouvé en vue de limiter le réchauffement climatique. Mais le chemin est encore très long à un an de la conférence de Paris.

Les pays engagés dans des négociations marathon à la conférence de l’ONU de Lima en vue de limiter le réchauffement climatique sont parvenus hier à conclure in extremis un accord. Ce texte est d’ores et déjà jugé très insuffisant par de nombreuses associations.

Après deux semaines de pourparlers et plus de 30 heures de prolongation, les délégués ont adopté par consensus un cadre général pour leurs futurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ces engagements ou « contributions nationales » dans le jargon onusien devront être annoncés l’an prochain, avant le grand rendezvous de Paris.

« Lima a fourni une bonne base de travail », a estimé Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères qui avait décidé de retarder son retour en France pour assister à la fin de la conférence. Les émissions mondiales de GES continuent de croître chaque année, alors qu’elles doivent baisser pour que la hausse de la température du globe ne prenne pas une ampleur dangereuse. Le futur accord de Paris, qui entrera en vigueur en 2020, doit permettre d’initier cette transition.

Le secrétariat de la Convention de l’ONU sur le changement climatique réalisera pour le 1er novembre 2015 une synthèse agrégeant les différents engagements. Un accord à Lima était crucial pour que des règles communes soient définies, et que des pays n’utilisent pas un vide pour moins s’impliquer dans la lutte contre le réchauffement inédit de la planète. La Chine a néanmoins obtenu qu’il n’y ait pas d’évaluation des engagements nationaux au regard de la capacité des pays.

Le texte a été jugé bien trop peu ambitieux par les ONG et d’autres acteurs. «Bien que l’Union européenne souhaitait un accord plus ambitieux à Lima, nous croyons que nous sommes en route pour un accord global à Paris, a commenté Miguel Arias Cañete, le commissaire européen chargé du climat et de l’énergie.

Rien de significatif sur les financements

« Ce n’est pas parfait, mais nous sommes satisfaits », a déclaré Antonio Marcondes, le négociateur brésilien, pour qui le texte permet de reconnaître « les besoins des pays en voie de développement » .

Harjeet Singh d’ActionAid International, très amer, faisait de l’accord une tout autre lecture : « le texte n’apporte rien de significatif sur les financements, les « pertes et dommages », et l’action avant 2020 ». « Les négociateurs ont évité le naufrage sur les côtes péruviennes », mais « la faiblesse des résultats de Lima est un appel à continuer la mobilisation », a estimé romain Benicchio.

Selon Alden Meyer, expert de l’Union of concerned scientists et observateur des débats, « il y a de profondes et anciennes divergences : le financement, quels pays sont davantage obligés à agir pour réduire les émissions et faut-il donner une plus grande priorité à l’adaptation ». « Ces divisions ont presque fait capoter le processus de Lima, si on ne les résout pas, elles menacent de bloquer un accord à Paris », prévient-il.


Une bataille de longue haleine

Spécialiste du climat à Attac France, Maxime Combes estime qu’à Lima, « la Convention cadre de l’ONU sur les changements climatiques s’est montrée incapable de satisfaire aux recommandations issues des rapports alarmants du Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC). Il était prévu que les Etats réexaminent et revoient à la hausse leurs engagements d’ici 2020, en particulier les pays riches. Pourtant, aucun pays n’envisage de réduire plus fortement ses émissions de gaz à effet de serre ni d’augmenter sa contribution financière. Or, ajoute-t-il, repousser ainsi à l’après 2020 l’essentiel des efforts à accomplir signifie abandonner l’objectif consistant à ne pas dépasser les 2°C de réchauffement global d’ici la fin du siècle.

« En évacuant des négociations la dimension civilisationnelle du changement climatique, les Etats ont inventé une machine qui empile des mécanismes techniques toujours plus sophistiqués et déconnectés de la réalité des dérèglements climatiques et des populations qui en subissent les conséquences », constate pour sa part Geneviève Azam, porteparole d’Attac France. Loin de neutraliser les tensions (géo)politiques et de solutionner la crise climatique, ces dispositifs étouffent les trop rares initiatives en faveur de la justice climatique. Ils encouragent au contraire les pays industriels à s’exonérer de leurs responsabilités historiques et les pays émergents à conforter un modèle productiviste et extractiviste insoutenable. Avec constance et détermination, les pays les plus puissants de la planète essaient de restreindre la portée des principes d’équité et de responsabilités communes mais différenciées ».

« Face à l’urgence climatique, la passivité voire l’action irresponsable des dirigeants et des multinationales imposent à la société civile d’initier une bataille globale et de longue haleine » selon Christophe Aguiton d’Attac France. Attac France, en lien avec ses partenaires de la Coalition Climat 21 et ses partenaires internationaux, poursuivra son engagement pour initier un véritable changement systémique, qui subordonne les intérêts financiers aux exigences climatiques.


Le calendrier jusqu’à Paris 2015

Après Lima, plusieurs rendez-vous vont jalonner l’an prochain les négociations en vue d’un accord multilatéral fin 2015 à Paris pour lutter contre le réchauffement climatique.

- 8 au 13 février : les pays se retrouvent à Genève pour reprendre les discussions sur le document de travail du futur accord de Paris

- Avant le 31 mars: les pays « qui sont en mesure de le faire » doivent annoncer leur engagement, appelé contribution nationale, pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.

- 31 mai : date-butoir pour qu’un projet officiel de texte soit soumis aux 195 pays membres de la Convention de l’ONU sur le climat

- 3 au 14 juin : réunion intermédiaire annuelle à Bonn. Bilan et poursuite des négociations sur le futur accord.

- 2e semestre: une dernière session de négociations intermédiaires pour préparer l’accord de Paris-Le Bourget dans un lieu à définir.

- 1er novembre : date à laquelle le secrétariat de la Convention de l’Onu sur le climat doit avoir préparer une synthèse agrégeant l’ensemble des engagements de réduction des gaz à effet de serre afin de mesurer l’effort global dans ce sens

- 30 novembre-11 décembre : 21e conférence de l’Onu sur le climat sur le site du Bourget, au nord de Paris.

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