Les libéraux sauvent la mise

PAYS-BAS

Le Premier ministre libéral néerlandais Mark Rutte semblait avoir battu hier son rival d’extrême droite Geert Wilders lors de législatives scrutées à la loupe en Europe, selon des sondages sortis des urnes.
Ces sondages diffusés à la clôture des bureaux de vote à 20h GMT créditaient les libéraux de 31 sièges sur les 150 de la chambre basse du parlement, et attribuaient 19 sièges aux chrétiens-démocrates du CDA, aux progressistes de D66, et au PVV de M. Wilders, avec lequel les principales formations ont d’ores et déjà exclu de gouverner. Les travaillistes du PvdA, partenaires de la coalition sortante, ont eux enregistré une défaite historique et perdu 29 sièges.
Après le Brexit au Royaume-Uni et la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, tous les yeux étaient braqués sur la formation de Geert Wilders, dont le score est perçu comme un indicateur de la montée du populisme en Europe à moins de 40 jours de la présidentielle française et avant les législatives allemandes de l’automne.
Déjà marquée par les questions de l’identité et de l’immigration dans ce pays de 17 millions d’habitants, la campagne avait été phagocytée par l’éclatement le week-end dernier d’une crise diplomatique avec Ankara après l’interdiction faite par les autorités néerlandaises à des ministres turcs de participer à des meetings en faveur du président Recep Tayyip Erdogan.
Participation record
Autre victoire pour le pays, le scrutin a été marqué par une participation massive : 81% des 12,9 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes, selon l’institut de sondage Ipsos. Aux dernières élections en 2010 et 2012, ces taux étaient de 74,6% et 75,3%. Plusieurs communes ont même dû réimprimer des bulletins de votes ou installer des isoloirs supplémentaires.
En votant, le Premier ministre sortant Mark Rutte avait affirmé que ce scrutin était « crucial » : c’est « l’opportunité pour une démocratie comme la nôtre de mettre un terme à l’effet domino du mauvais populisme ».
Le système électoral néerlandais à la proportionnelle presque intégrale oblige à créer des coalitions. Et dans un paysage fragmenté avec 28 partis candidats, la formation du gouvernement pourrait prendre des mois - le record est de 208 jours - et nécessiter un accord à quatre ou cinq partis. Le CDA et D66 sont des partenaires naturels pour les libéraux mais une telle construction aurait besoin d’un parti supplémentaire pour obtenir la majorité.
Avec AFP

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