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Discussions entre deux COP

RÉCHAUFFEMENT. Les délégations de plus de 190 pays ont tenté hier à Bonn d’avancer dans les discussions sur l’application de l’accord de Paris.

CLIMAT
Comme chaque année, Bonn accueille au printemps des négociations sur le climat, entre deux conférences des parties (COP) annuelles. Les pourparlers qui ont débuté lundi prendront fin le 18 mai. Les délégations de plus de 190 pays étaient réunies
hier à Bonn pour tenter de faire progresser les discussions afin de limiter le réchauffement de la planète.
Sur l’accord de Paris plane indécision américaine tandis que, à l’inverse, la Chine veut se montrer déterminée.
Pendant sa campagne, Donald Trump avait en effet promis d’« annuler » l’accord de Paris mais depuis son élection il envoie des signaux contradictoires et son équipe est divisée sur le sujet. L’administration américaine devrait faire connaître sa position
d’ici le prochain G7 fin mai en Italie, le climat étant a priori à l’agenda de cette réunion.
A Bonn, les Etats-Unis sont présents mais leur délégation compte moins de dix personnes contre plus d’une quarantaine habituellement. Une source au département d’Etat a indiqué à l’AFP que les Etats-Unis voulaient « s’assurer que des décisions ne porteraient pas préjudice » à leur politique, à la compétitivité de leurs entreprises, et plus généralement à leur croissance économique.
Toute idée de renégociation du texte, fruit de plusieurs années d’âpres discussions, a été fermement rejetée lundi après-midi lors des prises de parole des pays en séance plénière.
Le retrait des Etats-Unis ne serait pas « insurmontable » a cependant estimé à Bonn Paula Caballero, experte du World resources institute, avant de reconnaître cependant que « cela créerait des problèmes ». Deuxièmes émetteurs de gaz à effet de serre derrière la Chine, les Américains ont un rôle majeur à jouer dans la transition énergétique vers une économie mondiale « bas carbone », à la fois en termes de financement et d’innovation technologique et au niveau politique afin d’entraîner d’autres pays dans leur sillage.
Face aux hésitations américaines, la Chine a de nouveau affiché sa détermination à défendre l’accord de Paris, qu’elle a fortement contribué à construire avec le prédécesseur de Donald Trump, Barack Obama.
A Bonn, certains voyaient dans le report de la réunion à Washington un espoir que Donald Trump ne tourne pas le dos à l’accord de Paris, même s’il a déjà commencé à démanteler la politique climat de M. Obama. Au même moment, ce dernier, qui s’exprimait lors d’une conférence à Milan, en Italie, a justement jugé que son pays et la Chine devaient « montrer l’exemple » en matière de lutte contre le changement climatique.
« S’il y a besoin de plus de temps pour prendre une décision, nous soutenons cela », a déclaré Thoriq Ibrahim, le ministre de l’Environnement des Maldives, au nom des Petits Etats insulaires.
« Au cours des derniers jours, nous avons vu la communauté internationale dire combien l’accord est important et il serait énormément profitable que la plus puissante économie travaille à le renforcer », a-t-il ajouté.
La communauté internationale s’est engagée en décembre 2015 à Paris à agir pour limiter la hausse de la température moyenne « bien en deçà de +2°C ».
Avec AFP

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