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Première sortie réservée à Angela Merkel

VISITE. Emmanuel Macron consacre son premier voyage officiel au «partenaire» allemand. Le nouveau président entend «refonder» et «relancer» le projet européen mais sans rien changer aux règles de l’orthodoxie budgétaire et donc à l’austérité imposée.

La première visite d’Emmanuel Macron est réservée à la chancelière conservatrice allemande Angela Merkel qui va recevoir aujourd’hui le nouveau président français au lendemain de sa prise de fonctions.
Une visite en forme d’allégeance ? On peut le craindre. Car au-delà de l’image d’Epinal du couple «franco-allemand» qui prend sa source dans la geste gaulliste d’après-guerre, les relations entre les deux pays portent aujourd’hui essentiellement sur le pilotage
de la zone euro. Or, en la matière l’Allemagne, dirigée par les conservateurs, reste fermement opposée à toute une autre orientation que libérale de l’Union européenne et à la règle de la concurrence «lire et non faussée» et au respect, par les Etats, de l’austérité budgétaire. Avec Emmanuel Macron, L’Allemagne peut être tranquille.
«La chancelière se réjouit de recevoir lundi en fin d’après-midi à la chancellerie
le nouveau président français Emmanuel Macron», avait indiqué vendredi le porte-parole de la chancellerie, Steffen Seibert. Les deux dirigeants devraient d’abord avoir un entretien, puis tenir une conférence de presse commune avant un dîner officiel.
M. Seibert n’a fourni aucune précision sur les thèmes qui seront abordés, alors que Mme Merkel et M. Macron sont notamment très attendus sur les questions liées à la réforme de l’Union européenne. Dans l’entourage du nouveau chef de l’Etat français, on souligne d’ailleurs l’«importance des relations entre nos deux pays pour la relance du projet européen». «Il y a un souhait de travail conjoint sur quelques priorités : sécurité, économie et investissements, et la protection sociale avec la lutte contre le dumping ainsi que le sujet des travailleurs détachés», ajoute-t-on, pêle-mêle, côté français.
Chantre de l’orthodoxie budgétaire, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a estimé de son côté vendredi que la France pouvait réussir à réduire comme promis son déficit. «La France peut y arriver», a déclaré le grand argentier allemand selon des extraits de cette interview à l’hebdomadaire Der Spiegel. La dirigeante allemande, qui avait déjà reçu le jeune centriste «europhile» à la chancellerie lors de la campagne électorale française, l’avait chaudement félicité dès le soir de sa victoire, le 7 mai.
L’Europe sera «refondée et relancée», a promis dimanche dans son discours d’investiture le nouveau président de la République Emmanuel Macron. «Nous avons besoin d’une Europe plus efficace, plus démocratique, plus politique, car elle est l’instrument de notre puissance et de notre souveraineté. J’y oeuvrerai». Des mots qui pourraient se fracasser contre les réticences, voire l’hostilité allemande qui a toujours refusé de mettre un doigt dans la coopération notamment pour effacer les dettes publiques.«C’est un enjeu important, car il veut relancer la coopération franco-allemande dans une Europe à terre, mais il devra aussi donner des gages d’orthodoxie budgétaire», a averti le politologue Olivier Ihl.

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