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Des « éboueurs de la mer »

ALGÉRIE. L’initiative lancée en 1993 par huit plongeurs écologistes est renouvelée chaque année.

ENVIRONNEMENT
Sur la plage de Tamentfoust, qui borde une petite cité balnéaire à une trentaine de kilomètres du centre d’Alger, des centaines de bénévoles, venus seuls ou en famille, ont ratissé samedi la zone, remplissant leurs sacs de bouteilles, canettes, sachets plastiques
et autres détritus échoués sur le sable. L’opération a aussi vu une trentaine de plongeurs se jeter à l’eau pour nettoyer les fonds marins.
Sur la côte algérienne, longue de plus de 1600 kilomètres, de nombreuses plages sont interdites à la baignade à cause de la pollution, notamment liée aux égouts qui se déversent directement dans la mer ou aux rejets de produits chimiques de certains
sites industriels. La baie d’Alger n’échappe pas à ce fléau. Si bien que les autorités algériennes ont lancé en 2014 un projet de 400 millions d’euros pour permettre notamment la dépollution du fleuve Oued El Harrach, dont les eaux usées souillent la zone. Il devrait être achevé en 2029.
« J’habite à côté d’une plage mais je dois faire des dizaines de kilomètres pour emmener mes enfants nager », se plaint un bénévole, riverain de la plage du Kadous (Est d’Alger). « Si les entreprises industrielles éliminaient leurs déchets selon les normes, une grande partie de la pollution du littoral serait réglée », estime Aomar Khaber, directeur général du Commissariat national du littoral (CNL). « L’environnement n’est pas seulement l’affaire de l'État, c’est l’affaire de tous. »
L’aventure de ces « éboueurs de la mer » a débuté en 1993, en pleine guerre civile algérienne, à l’initiative de huit jeunes plongeurs écologistes de Tamentfoust. « Tout a commencé par une vache découverte échouée sur la plage » pour une raison mystérieuse,
se souvient Younes Aouda, un des huit plongeurs ayant lancé l’opération via l’association Récifs, à la fois école de plongée, centre de recherche et organisation de défense de l’environnement.
Au fil des années se sont joints à Récifs la radio publique et des dizaines d’autres associations. Depuis 2010, l’opération est nationale et des tonnes de déchets sont extraits du sable ou de la mer.
Amal Belalloufi (AFP)

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