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Cohabitation singulière ou impossible ?

ALLEMAGNE. Si les Libéraux sont incontournables pour A. Merkel, leur position pourrait compliquer la tâche de la chancelière.

NÉGOCIATION
Dès 7 heures, hier matin, les dirigeants de la CDU étaient réunis autour d’Angela Merkel. Après l’amère victoire du parti conservateur
aux législatives de dimanche, la chancelière n’a d’autre choix que de convaincre ses troupes CDU-CSU (33%), les Libéraux du FDP (10,5%) et les Verts (8,9%) de cohabiter dans une coalition à première vue contre-nature.
La chancelière va devoir notamment trouver des compromis sur des sujets aussi compliqués que les centrales au charbon et l’avenir du diesel. Mais l’une des premières victimes de jeune chef du FDP Christian Lindner pourrait bien être le projet de réforme de la zone euro du président français Emmanuel Macron.
Budget de la zone euro, ministre commun des Finances pour les pays de l’union monétaire : Angela Merkel avait du bout des lèvres apporté son soutien à ces idées avant les législatives de dimanche. Si elle veut gouverner avec le FDP, cela risque de ne pas durer. Car les Libéraux veulent profiter du surplus budgétaire allemand pour baisser les impôts des contribuables nationaux, pas pour aider le reste de l’Europe.
« Un budget de la zone euro – M. Macron parle de plusieurs points de PIB et cela représenterait plus de 60 milliards d’euros pour l’Allemagne – où l’argent atterrirait en France pour les dépenses publiques ou en Italie pour réparer les erreurs de (Silvio) Berlusconi, serait impensable pour nous et représenterait une ligne rouge », a prévenu Christian Lindner. Cette position aura aussi a priori le soutien du puissant ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, sceptique à la base.
Mais Angela Merkel doit aussi composer avec les Verts qui, à l’inverse du FDP, veulent eux « la fin de la politique unilatérale des économies » en Europe. Un exemple parmi d’autres des points de tension entre ces deux partis concernent des pans entiers de leur programme, qu’il s’agisse des énergies renouvelables ou d’un impôt sur les grandes fortunes. Sans oublier la diplomatie où Christian Lindner défend des positions pro-russe, là où Mme Merkel et les Verts veulent faire pression sur Moscou en maintenant les sanctions européennes adoptées en raison de la crise en Ukraine.
« Dans une coalition (aussi complexe) il est important que tous les partis puissent mettre en oeuvre au moins l’un de leurs thèmes les plus cruciaux », veut savoir, optimiste, Daniel Günther, le conservateur qui dirige le seul gouvernement CDU-FDP-Verts d’Allemagne, dans la petite région nordique du Schleswig Holstein. Sauf que le FDP ne compte pas céder trop de terrain. Longtemps faiseur de roi de la politique allemande, il reste traumatisé par son dernier passage au gouvernement (2009-2013) qui s’est achevé par une sortie humiliante du Bundestag.
Le numéro deux des Libéraux a souligné hier que le FDP « n’allait pas se laisser faire pour entamer les négociations (de coalition gouvernementale) au plus vite ». « On doit d’abord s’organiser » a dit devant la presse Wolfgang Kubicki. Et interrogé sur la manière dont une coalition conservateurs-libéraux-écolos pourrait fonctionner au niveau national, il a prévenu : « mon imagination est infinie mais elle a ses limites ».
Avec AFP

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