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Taxer ou parader... il faut choisir

GAFA. La taxation des géants du net ne fait pas l’unanimité et est éclipsée par la macromania ambiante.

ESTONIE
Le sujet est porteur : faire payer des impôts aux grands groupes du numérique, les Google, Apple, Facebook et Amazon, en appliquant une taxe sur le chiffre d’affaire généré dans chaque pays européen et non pas sur les bénéfices. C’est la proposition de la France mise vendredi sur la table d’un « sommet numérique » organisé entre les dirigeants européens à Tallinn, en Estonie. Porteur car le récent rapport d’un eurodéputé socialiste - Paul Tang - a mis des chiffres sur le problème.
L’Union européenne aurait perdu 5,4 milliards d’impôt de la part de Google et Facebook entre 2013 et 2015 à cause de l’optimisation
fiscale. Les deux géants ont en effet transféré l’essentiel de leurs profits européens en... Irlande où le taux d’imposition des sociétés est le plus faible d’Europe. Porteur car cela se prête bien aux envolées lyriques. Ainsi, durant le discours de la Sorbonne, Emmanuel Macron a pu s’enflammer pour « les biens communs à financer et tous les acteurs économiques doivent y contribuer » et contre « les passagers clandestins du monde contemporain » avant d’asséner : « il est donc juste et légitime qu’accumulant les profits par ailleurs elle participe à cette solidarité là où elle créé de la valeur».
Fort bien. Mais s’attaquer aux profits nécessite plus que de belles phrases. Tout d’abord, il faut déjà l’unanimité pour décider d’une évolution fiscale dans cette Europe telle que conçue à Lisbonne. Or, si l’idée a reçu le soutien d’une dizaine de pays, dont l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, Irlande et Luxembourg ont déjà dit que, non, ils n’étaient pas d’accord. Partir à quelques uns, de bonne volonté, tel que le prône le président français dans son discours pour une Europe à plusieurs vitesses ? Là, c’est la commission européenne qui tousse, indiquant qu’elle travaille déjà sur le sujet imaginant « l’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés ». Et le commissaire européen de l’économie Pierre Moscovici de tacler « les bricolages nationaux » qui « risquent d’engendrer de nouveaux
obstacles et de nouvelles failles dans le marché unique européen ».
Enfin, le sujet est presque passé à la trappe. Depuis jeudi soir à Tallin, chacun n’a de cesse de se positionner par rapport à la feuille de route proposée par Emmanuel Macron dans son discours à la Sorbonne. « Nous avons eu une bonne discussion », s’est félicité Donald Tusk, le président du Conseil européen, qui compte proposer « dans deux semaines » un « agenda politique » sur les réformes
de l’UE pour 2017 et 2018. Black-listée jusque-là en raison du Brexit, même Theresa May était de la fête, affirmant son engagement
« inconditionnel » à défendre l’Europe. Et comme justement, la défense est le premier sujet porté par Emmanuel Macron....
A.S.

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