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La Catalogne retient son souffle

ESPAGNE. Sans geste « politique » du gouvernement, le président de la région séparatiste doit faire sécession ce mardi.

INDÉPENDANCE
Après le bruit du week-end, l’heure était au silence hier en Catalogne, le silence avant la tempête : en l’absence d’ouverture de négociations par Madrid, le président séparatiste, Carles Puigdemont, doit déclarer l’indépendance de la région espagnole aujourd’hui.
« Nous avons ouvert la porte à la médiation (...) Les jours passent et si l’Etat espagnol ne répond pas de manière positive, nous, nous ferons ce que nous sommes venus faire », a dit Carles Puigdemont dans un entretien avec la télévision publique catalane diffusé dimanche soir. Le président indépendantiste catalan avait déjà auparavant promis d’aller de l’avant si le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy n’acceptait pas de négocier un référendum légal sur l’indépendance.
Mais il est soumis à une pression inédite après les manifestations du week-end contre l’émancipation de la région. Selon les organisateurs, ils étaient près d’un million et selon la police municipale, 350.000 dans les rues de Barcelone pour défendre
« l’unité de l’Espagne » dans un climat de tension et d’angoisse extrêmes.
Un refus qu’est venu répéter hier Pedro Sanchez. « Arrêtez tout », a lancé le leader de l’opposition socialiste,
à l’adresse de M. Puigdemont lors d’une conférence de presse à Barcelone, ajoutant qu’il « soutiendra la réponse de l’Etat ».
« Si l’indépendance est déclarée unilatéralement, le gouvernement ne restera pas sans réponse », avait déclaré peu avant la vice-présidente du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, alors qu’on l’interrogeait sur l’application de l’article 155 de la Constitution, qui permettrait de retirer son autonomie à la région. Mme Santamaria en a directement appelé aux « nombreux indépendantistes » qui « ont peur parce que ni les entreprises ni l’Europe ne les ont appuyées » pour faire infléchir M. Puigdemont, un « fanatique » qui cherche à « précipiter la Catalogne vers l’abîme », a-t-elle même lâché. De fait, le monde des affaires catalan a très clairement exprimé sa forte inquiétude. Une quinzaine de grandes sociétés, dont deux grandes banques, CaixaBank et Banco de Sabadell, ont déjà décidé de transférer leur siège social hors de Catalogne. Et d’autres pourraient suivre, dont le groupe autoroutier Abertis qui réunissait son conseil d’administration lundi après-midi.
Corse et Écosse en renfort
Au niveau politique, Nathalie Loiseau, ministre française chargée des Affaires européennes, a rappelé en ce même début de semaine que « la première conséquence » d’une déclaration d’indépendance serait que la Catalogne sortirait « automatiquement de l’Union européenne ». Preuve de surcroît que l’Europe suit avec préoccupation l’évolution de la crise catalane, la chancelière allemande Angela
Merkel s’est entretenue samedi au téléphone avec M. Rajoy et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, a indiqué le porte-parole du gouvernement allemand.
D’autant que la crise catalane est scrutée de près par nombre de régionalistes. En cette veille de déclaration,
le Parti national écossais (SNP) a ainsi appelé l’Espagne à respecter le résultat du référendum, dans une motion adoptée à l’unanimité lors de son congrès annuel. Et en Corse, Gilles Siméoni, a déclaré « qu’à partir du moment où des citoyens veulent s’exprimer par les urnes il faut accompagner et soutenir cette démarche quel que soit d’ailleurs le résultat ». Toutefois, a précisé le président du conseil exécutif insulaire, « agiter le spectre d’un référendum d’indépendance en Corse aujourd’hui n’a véritablement aucun sens (...) Pour nous l’objectif n’est pas l’indépendance mais un statut d’autonomie ». F.D avec AFP

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