Fil info
09:46GM&S avec des propositions à l’Elysée... https://t.co/xJfsnbBEJ7
18:31RT : de grâce donnez nous le numéro SIRET de La Souterraine Industrie » cette société n’est pas inscrite au registre de commerce !

Puigdemont trouve la voie du milieu

CATALOGNE. Le président séparatiste a réaffirmé la réalité du processus d’indépendance tout en le suspendant le temps du dialogue.

DISCOURS
Alors que toute l’Europe était suspendue à ses lèvres hier soir, le président catalan, Carles Puigdemont a trouvé la voie de la sagesse en proposant au Parlement de la région déchirée de suspendre la déclaration d’indépendance envisagée en vue d’un dialogue avec Madrid tout en réaffirmant que «la Catalogne sera un État indépendant».
«Le gouvernement catalan et moi-même proposons que le Parlement suspende les effets d’une déclaration d’indépendance afin de pouvoir entreprendre dans les prochains jours un dialogue», a-t-il asséné. «Je veux transmettre aux Espagnols un message de respect et d’apaisement. Je vous demande de vous efforcer de reconnaître ce qui nous a amené jusqu’ici. Nous ne sommes pas des délinquants, nous ne sommes pas des fous, pas des putschistes. Nous sommes des personnes normales qui voulons voter», a-t-il plaidé. «Des millions de Catalans croient que la Catalogne doit avoir son propre État», relèvera le leader indépendantiste.
Après le référendum du 1er octobre, «la Catalogne a gagné le droit d’être un État indépendant, d’être écouté et respecté. Être écouté, c’est possible, on l’a vu ces dernières semaines. Le “oui” à l’indépendance a gagné par majorité absolue. Le seul langage que les urnes comprennent c’est le “oui” à l’indépendance et c’est le chemin que je vais mener», a alors affirmé Carles Puigdemont avant de lancer : «Il y a un avant et un après 1er octobre.
Madrid intraitable
La Catalogne sera un État indépendant sous la forme d’une République ».
Respectant les doléances de son peuple tout en ne le précipitant pas dans l’abîme, le discours du président a été regardé comme une prouesse diplomatique. Mais le principal intéressé a fait exception.
Pour le gouvernement conservateur espagnol, la stratégie de M. Puigdemont reste inadmissible et s’apparente à une déclaration implicite d’indépendance, a dit l’un de ses portes-paroles peu après le discours retransmis en direct par plusieurs médias jusque au coeur de Barcelone. «Une déclaration implicite d’indépendance, suivie ensuite d’une suspension explicite (...) n’est pas admissible» a déclaré le responsable.
Dès lors, l’appel de M. Puigdemont au dialogue pourrait se heurter à la fermeté de Madrid. Déjà, quelques heures avant son discours,
la vice-présidente du gouvernement Soraya Saenz de Santamaria avait déclaré qu’il n’y avait «pas de place pour la médiation entre la légalité et l’illégalité, entre la loi et la désobéissance, entre la démocratie et la tyrannie». Pour autant, toute mesure draconienne risquerait de provoquer des troubles en Catalogne, où huit électeurs sur dix auraient souhaité un référendum en bonne et due forme, en lieu et place de celui du 1er octobre.
D’autant que la tension y est déjà extrême, ainsi que dans toute l’Espagne où les vieux fantômes du passé ressurgissent quand parmi
les «patriotes» défendant l’unité du royaume se glissent des nostalgiques de la dictature de Francisco Franco.
F.D avec AFP

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.