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Lutte contre le réchauffement, c’est reparti pour un nouveau dialogue

CLIMAT. Délégués, chefs d’Etats, ONG, scientifiques, entreprises… Plus de 20 000 personnes sont réunies à Bonn où la COP23 se déroule jusqu’au 17 novembre.

GAZ À EFFET DE SERRE
La photo était belle en 2015 à Paris.
La France gonflée d’orgueil d’avoir obtenu un accord pour faire suite au protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre envoyait son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, pour s’enthousiasmer, au bord des larmes sur l’accord « ambitieux » et « équilibré » de la COP21.
Las ! Deux ans plus tard et alors que la COP23 s’est ouverte hier à Bonn, l’enthousiasme a fait long feu. Les objectifs affichés à Paris sont loin d’être suffisants comme l’a encore souligné récemment l’ONU, écrivant que « les contributions des pays ne nous feraient faire le tiers du chemin nécessaire » pour tenir les engagements de maintenir le réchauffement sous les 2°C d’ici la fin du siècle. Alors que l’organisation météorologique mondiale vient de publier son bilan annuel soulignant que « les trois dernières années sont les plus chaudes qui aient jamais été enregistrées et s’inscrivent dans la tendance de réchauffement à long terme de la planète », nul besoin de rapports scientifiques pour s’apercevoir que les « épisodes intenses » maintes fois annoncés comme corollaires du réchauffement
font désormais partis du quotidien.
La tempête Harvey a fait déferler sur Houston des pluies d’une intensité jamais égalée. L’ouragan Irma a mis la pression sur les Antilles sans discontinuer durant 33 heures, avec des vents d’une force moyenne de 295 km/h et des pointes à… 360 km/h. La sécheresse s’abat sur le bassin méditerranéen au point que les incendies sont toujours là au mois d’octobre, même si cela est sans commune mesure avec la sécheresse qui s’est abattue sur l’Afrique de l’Est portant à 20 millions le nombre de personnes ayant besoin d’aide car menacées de famine. Des pics à plus de 50°C ont été enregistrés en Asie. La concentration moyenne de CO2 dans l’atmosphère a été de 403,3 parties par millions en 2016, soit un record. Sans oublier que Donald Trump est arrivé au pouvoir, annonçant vouloir sortir de l’accord de Paris.
Scènes de dévastation dans les Caraïbes
Singulier contexte d’une COP23 dont la présidence a été confiée, pour la première fois, à un petit état insulaire parmi les plus menacés et les plus impliqués. « Où que nous vivions, nous sommes vulnérables et nous devons agir » a ainsi introduit Frank Bainimarama, Premier ministre fidjien. « Si les scènes de dévastation dans les Caraïbes ne fournissent pas de preuves suffisamment claires de la réalité des pertes, alors je ne sais pas ce que c’est » a, pour sa part, apprécié le Maldivien Thoriq Ibrahim, président de l’Alliance des petites îles (Aosis).
Pour rester sous 2°C de réchauffement, le pic d’émissions de gaz à effet de serre doit survenir au plus tard en 2020, préviennent les scientifiques.
Or, les engagements des Etats étant insuffisants, tout l’enjeu est de les amener à réviser leurs ambitions à la hausse. Et la première
étape sera de lancer à Bonn un « dialogue » – encore ! – d’une année, autour des actions menées et à mener.
Une autre mission de cette COP23 est d’avancer sur les règles d’application de l’accord de Paris : comment les pays rendent compte de leurs actions, quel suivi pour l’aide financière promise par les pays riches, etc. « On peut compter sur Fidji pour que la pression sur les grands pays émetteurs soit forte » a voulu rassurer Laurence Tubiana, ancienne négociatrice française.
Dans les allées, de nombreux stands présentent des solutions concrètes. La fameuse société civile au sens large, très prisée depuis
Paris.
A.S.

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