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Mariano Rajoy jette de l’huile sur le feu

POLITIQUE. Le chef du gouvernement espagnol s’est rendu hier dans la région catalane pour soutenir le candidat du parti populaire aux élections régionales.

CATALOGNE
Au lendemain d’une gigantesque manifestation à Barcelone réclamant la libération d’une dizaine de dirigeants séparatistes, le noyau dur du mouvement, incarcérés dans des enquêtes pour « rébellion » et « sédition », le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, en visite en Catalogne pour la première fois depuis qu’il a placé la région sous tutelle, a appelé hier à « retrouver la Catalogne de tous », en appelant à la « majorité silencieuse ».
Mariano Rajoy, bête noire des indépendantistes catalans, venait soutenir, dans un hôtel de la gare de Barcelone, le candidat de son Parti populaire (PP, conservateur) Xavier Garcia Albiol aux élections régionales prévues le 21 décembre.
Marianop Rajoy avait lui-même convoqué ce scrutin après avoir destitué le gouvernement séparatiste de Carles Puigdemont et dissous le Parlement régional pour « rétablir l’ordre constitutionnel », après le vote d’une déclaration d’indépendance le 27 octobre par le Parlement de Catalogne à laquelle il a répondu en suspendant l’autonomie régionale.
Le chef du gouvernement espagnol a également appelé « toutes les entreprises qui travaillent ou ont travaillé en Catalogne à ne pas s’en aller », alors que près de 2 400 entreprises ont déplacé leur siège social hors de la région, gagnées par l’incertitude
sur son avenir.
« Démocratique et libre »
« Nous voulons retrouver la Catalogne de tous, démocratique et libre », a lancé Mariano Rajoy, appelant les Espagnols à continuer d’acheter des produits catalans. « Nous pourrons y arriver si la majorité silencieuse transforme sa voix en vote », a-t-il lancé aux Catalans partisans du maintien en Espagne dans cette région profondément divisée, à parts presque égales, sur l’indépendance.
Pour le PP, la campagne s’annonce ardue : lors des dernières régionales en Catalogne, il n’avait obtenu que 8,5% des voix, largement concurrencé par la jeune formation libérale Ciudadanos, deuxième force politique de la région, anti-indépendantiste et qui lui reproche sa corruption.
Beaucoup en Catalogne, même non indépendantistes, reprochent à Mariano Rajoy d’avoir mené un combat contre la très large autonomie de la région gagnée avec le soutien des socialistes en 2006.
Ce combat du PP contre le « Statut » ayant accordé de larges pouvoirs à la région avait débouché sur son annulation
partielle par la Cour constitutionnelle en 2010, vécue comme une humiliation. Mariano Rajoy, qui a dirigé personnellement cette campagne, a accédé au pouvoir en 2011 et a toujours refusé les demandes de la Catalogne d’une meilleure répartition des rentrées fiscales de la nation, puis de la tenue d’un référendum d’autodétermination que les séparatistes ont fini par organiser en ignorant son interdiction par la justice.
Plusieurs centaines de manifestants indépendantistes catalans, réunis dimanche à Bruxelles, ont interpellé l’Union européenne, l’exhortant à « défendre la démocratie » en Catalogne au nom « des valeurs qui ont fondé l’Europe ». AFP