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« L’Etat n’a pas joué son rôle »

INDUSTRIE. Après Alstom, STX et Nokia, ce sont les syndicalistes de General Electric qui sont venus s’exprimer devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Passionnant.

COMMISSION
C’est encore aux syndicats de salariés que la commission d’enquête sur les décisions de l’Etat en matière industrielle a donné la parole hier à l’Assemblée nationale. Après Alstom, STX et Nokia, ce sont les syndicats de General Electric qui a récupéré les activités énergie d’Alstom qui se sont exprimés.
Alors que le 13 novembre, le géant américain a annoncé un plan social qui frappera plus de 4500 emplois en Europe, ils ont tout d’abord démontré à quel point G.E. était une entreprise « saine et rentable : 110 milliards de commande, 113 milliards de vente, 17 milliards de bénéfices » liste ainsi Yvan Kouskoff de la CFDT. Rentable mais avec une direction aux appétits démesurés et qui, comme le souligne Karim Matoug de la CGT est dans « une logique uniquement financière et non pas industrielle, cherchant une rentabilité hors norme ». Et de lâcher le chiffre de 18% de rentabilité exigé par la direction.
Ce qui explique une restructuration qui « redessine les contours d’un groupe industriel en cassant un outil industriel qui est pourtant indispensable dans la transition énergétique » ajoute encore le cgtiste. Une restructuration qui n’épargnera pas la France, souligne François Trinquet de la CFDT, car « il est illusoire de croire que les maillons sont indépendants et une fois l’échéance des trois ans passée la France sera touchée à son tour » prévient-il, d’autant que c’est « à chaque fois le coeur de l’activité qui est touché ».
L’intervention de Rosa Mendes et de Nadine Boux, respectivement de la CGT et de la CFE-CGC qui agissent en intersyndicale sur le site Hydro de Grenoble en donne alors l’illustration parfaite. « L’hydro est une énergie propre, renouvelable et pouvant être stockée à très grande échelle » campe d’abord la première avant de développer plus précisément l’historique du site de Grenoble : « un site centenaire, berceau de l’expertise hydro en France ». Les deux femmes exposent alors l’étendue des savoir-faire, technique et compétences reconnues au niveau mondial - « équivalent à ce qui est nécessaire pour construire une fusée » illustre même Nadine Boux. Des compétences qui seront nécessaires pour relever le défi de la transition énergétique mais qui sont d’ores et déjà primordiales pour assurer l’entretien et la maintenance des centrales françaises.
Or, les deux syndicalistes en sont convaincues, le projet de G.E. sur Hydro ne s’arrête pas à la restructuration car le dossier sur l’avenir du site est vide. Selon elles, ce n’est qu’un « habillage » pour une vente à venir. Or, souligne Rosa Mendes, « des acteurs asiatiques sont intéressés et on peut le comprendre au regard des expertises en jeu. Mais la France sera-t-elle prête à laisser partir
ces compétences ? ».
Lors de la fusion en 2014, un accord avait été signé portant sur l’emploi mais aussi, comme le rappelle Nadine Boux, « sur la protection de la souveraineté du pays. Or, l’Etat n’a pas joué son rôle, pas plus qu’Alstom qui est un actionnaire dormant attendant
sa sortie prévue en 2018 ».
Dans cette commission d’enquête sur les décisions de l’Etat, les demandes sont explicites : « qu’il mesure son rôle primordial dans ce dossier », qu’il « suspende le plan » et « organise une table-ronde pour discuter des choix industriels qui s’offrent à nous ».
Angélique Schaller

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