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Le président réaffirme la relation d’égal à égal entre la France et l’Algérie

DIPLOMATIE. Emmanuel Macron a effectué hier sa première visite en tant que chef d’Etat français en Algérie, une « visite d’amitié et de travail » et non « d’Etat ».

ALGÉRIE
« Vous êtes le bienvenu » s’est entendu dire Emmanuel Macron alors qu’il « déambulait » dans les rues d’Alger dans le cadre de sa visite éclair en Algérie. Sur Twitter, l’enthousiasme de la rue est relativisé et beaucoup d’Algériens regrettent amèrement que le président « soit obligé de venir », arguant que la jeunesse n’est pas intéressée par sa visite de douze heures. « Longue
attente, court séjour », résumait hier le quotidien francophone Liberté. Accueilli hier matin par le président de la chambre haute et deuxième personnage de l’Etat Abdelkader Bensalah, le Premier ministre Ahmed Ouyahia et le chef de la diplomatie Abdelkader Messahel, Emmanuel Macron a réaffirmé « la relation particulière » entre Paris et Alger tout en essayant de dépasser les contentieux de la colonisation, comme il a tenté de le faire la semaine dernière lors de sa visite en Afrique de l’Ouest. « Nos deux pays doivent s’enrichir mutuellement de leur expérience, de leur savoir-faire et de leur richesse humaine et culturelle », a t-il confié lors d’une longue interview accordée au quotidien francophone El Watan.
Tel candidat, tel président « Je reviens dans l’état d’esprit d’un ami de l’Algérie, d’un partenaire constructif qui souhaite renforcer nos liens (...) pour faire fructifier une relation déjà dense », a expliqué Emmanuel Macron. Le rapport entre la France et l’Algérie doit être « un partenariat d’égal à égal », a t-il poursuivi alors que la « question de la mémoire » des 130 ans de colonisation (1830-1962) et de la Guerre d’Algérie pèse toujours sur les relations. Le président a profité de sa visite pour déposer une gerbe de fleurs sur le Monument
du Martyr à Alger en hommage aux milliers de victimes de la Guerre d’Algérie. Sur le passé colonial et son propos sur « le crime contre l’humanité », il a assuré que ses convictions « sur ce point n’ont pas changé » depuis qu’il est devenu président de la République.
Quelle jeunesse africaine ?
Dans une interview accordée à Radio Nova hier matin, Adlene Meddi, rédacteur en chef d’El Watan, qui a interviewé Emmanuel Macron, a réaffirmé qu’il « n’existe pas une jeunesse africaine. Elle est aussi multiple que la jeunesse à Paris ou à Clermont-Ferrand ». Lors de son interview, il avait généralisé cette « jeunesse africaine » en affirmant que la France lui permettrait de « se projeter vers un avenir et un destin qu’elle a choisis et non qu’elle subit », dans la continuité de son discours de Ouagadougou. Adlene Meddi déplore également que le président soit accueilli « comme une sorte de messie qui vient porter la parole à une jeunesse africaine un peu paumée ». Cela tranche avec l’idée d’égalité entre les deux pays que le président avait prônée plus tôt. Adlene Meddi souhaite que le président donne la parole à cette « jeunesse » dont il parle si bien, car elle « a beaucoup de choses à dire ».
Cette « visite d’amitié et de travail », et non « d’État » s’est terminée avec la rencontre entre Emmanuel Macron et le président Abdelaziz Bouteflika, 80 ans, dans sa résidence médicalisée de Zéralda, dans la banlieue Ouest d’Alger.
A l’issue d’une conférence et d’une rencontre avec la communauté française, le président français s’est envolé en fin de soirée pour une visite officielle de quelques heures au Qatar.
Salomé Hénon--Cohin

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