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Le Sahel, enjeu stratégique de la lutte antijihadiste

ARMÉES. La France a 4000 hommes au coeur du Sahel, au Mali. La ministre Florence Parly a célébré le nouvel an à leurs côtés. L’enjeu, à terme, est de laisser place aux pays africains du G5 Sahel. Une réunion est prévue le 15 janvier à Paris.

TESSALIT
«Depuis ce petit avant-poste niché
au milieu du désert, la France agit et fait fléchir le jihadisme» : la ministre des Armées Florence Parly a passé dimanche soir le réveillon avec 200 soldats français basés à Tessalit, le poste le plus au nord de la force Barkhane au Mali. «C’est mon premier réveillon avec nos forces et je suis extrêmement honorée de le passer ici avec vous», lance la ministre sous une immense tente aménagée pour l’occasion. Sur les tables soigneusement
dressées défilent des plats de fête : saumon, crevettes, poulet aux morilles, le tout arrosé de Saint Emilion. Et pour chacun, un Opinel, cadeau du ministère des Armées. Dehors, la pleine lune éclaire le camp retranché, planté dans une étendue désertique à 100 km de la frontière algérienne.
«Un Nouvel an à Tessalit, ça reste quelque chose d’unique, même si on est loin de chez soi», explique le chef du poste avancé de Tessalit, le capitaine Etienne (les noms de famille restent confidentiels pour des raisons de sécurité). «Notre famille à nous, ce soir, c’est Tessalit, même si on n’oublie pas les nôtres qui sont en France.»
A l’approche de minuit, le compte à rebours est lancé. «3, 2, 1, Bonne année !» : la petite foule en treillis s’embrasse et s’échange des voeux. Une pause festive dans le quotidien des soldats de Barkhane, qui continuent de traquer les jihadistes au Mali. Les groupes armés, dispersés lors de l’intervention française Serval en 2013, ont retrouvé un nouveau souffle dans le nord du pays malgré la présence de 12.000 Casques bleus (Minusma) et de la force française Barkhane, qui compte 4.000 hommes dans la région. Multipliant les attaques meurtrières contre ces forces et l’armée malienne, ils ont étendu en 2017 leurs actions au centre et sud du Mali, à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso, qui sont aussi régulièrement touchés. «Ici, notre objectif principal est de neutraliser les groupes armés terroristes qui sévissent dans cette partie du Mali et utilisent l’adrar des Ifoghas, cette zone montagneuse qui jouxte Tessalit, comme zone refuge», souligne le colonel Régis Anthonioz, commandant du groupement blindé «Dauphin
». «Nous sommes au contact d’un ennemi invisible qui nous harcèle, avec des tirs mortier, des roquettes ou des engins explosifs artisanaux, à fréquence mensuelle, bimensuelle. Mais depuis 2013 ces groupes ont été considérablement amoindris», assure-t-il.
Le pari de la France, désormais : accompagner la nouvelle force conjointe du G5 Sahel (Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso, Mauritanie) pour que ces pays prennent en charge, à terme, leur propre sécurité, a rappelé Florence Parly. «Barkhane aujourd’hui change de visage. La France sera présente aussi longtemps que nécessaire, mais la présence de la France n’est pas éternelle.
Le Sahel doit prendre sa sécurité en main et nous sommes là, vous êtes là, pour les aider». Le 29 décembre, Florence Parly avait annoncé
qu’elle réunirait ses homologues de la force antiterroriste du G5 Sahel et de pays donateurs le 15 janvier. «Au Sahel, nous mobilisons la communauté internationale pour que la force G5 Sahel monte en puissance, c’est pourquoi je réunis le 15 janvier à Paris mes homologues du G5 ainsi que des pays donateurs». Cette force qui a effectué une première opération «exploratoire» en novembre doit monter en puissance pour atteindre au moins 5.000 hommes d’ici au printemps 2018. La réunion du 15 janvier vise à «avancer sur le côté opérationnel et militaire de la montée en puissance», avait précisé le ministère.
Avec AFP