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Kurdes et civils victimes d’un regain des frappes turques et du régime

CONFLIT. Les attaques aériennes ont encore gagné en intensité hier. Afrine est toujours la cible d’Ankara, alors que Damas tente de reprendre Idleb aux jihadistes.

SYRIE
L’escalade de violence ne faiblit pas en Syrie où les raids se sont encore multipliés hier.
La Turquie ne semble pas disposée à ralentir son offensive lancée le 20 janvier contre les Unités de protection du peuple (YPG), des Kurdes qu’elle qualifie de « terroristes ». Hier, « les frappes aériennes se sont intensifiées, avec la poursuite des tirs d’artillerie » dans le Nord et l’Ouest de l’enclave d’Afrine, située à la frontière avec la Turquie, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Après Afrine où les combats font chaque jour de nouvelles victimes (au moins 14 personnes, dont cinq enfants, ont péri dimanche selon l’OSDH), Ankara évoque désormais son intention d’élargir ses attaques à l’Est. C’est la ville de Minbej, également tenue par les Kurdes et où Washington a déployé des militaires, qui est essentiellement ciblée.
« Les terroristes ne pourront échapper à la fin douloureuse qui les attend, ni à Afrine, ni à Minbej », a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan, avant d’ajouter : « La frontière (syrienne) sera nettoyée. » Ignorant ainsi les inquiétudes exprimées par la communauté internationale.
Demande de protection au régime
Les combattants kurdes visés par la Turquie sont soutenus par Washington et ont surtout été aux premières lignes de la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie.
Afin de protéger l’enclave d’Afrine, les Kurdes ont vivement appelé à une intervention des forces de Bachar al-Assad. Or, Damas semble poser des conditions qui remettraient en cause leur autonomie et ceux-ci ne souhaitent pas s’y résoudre. « Les Kurdes ont toujours voulu de bonnes relations (avec le régime). Mais ils ne veulent pas un retour à la situation d’avant-guerre », indique Mutlu Civiroglu, spécialiste des affaires kurdes. « Le retour de l’ancien régime, c’est l’un des pires scénarios » possibles, estime l’expert : « Ils étaient privés de leurs droits fondamentaux, ils étaient traités comme des citoyens de seconde zone », poursuit-il.
Si le régime syrien a dénoncé une « agression turque brutale », Bassam Abou Abdallah, directeur du Centre de Damas pour les études stratégiques a néanmoins considéré que « les Kurdes assument la responsabilité de ce qu’ils ont fait (...) l’Etat syrien n’est pas à leur service et ne peut être appelé quand ils ont besoin de lui ».
Selon certains experts, Damas verrait son intérêt dans l’agression turque.
Autre foyer de violence : la province d’Idleb. Ici, c’est une opération militaire du régime syrien contre des jihadistes qui est en cours. L’OSDH rapporte qu’au moins 16 civils, notamment 11 personnes qui se trouvaient dans un marché de la ville de Saraqeb, ont trouvé la mort hier. Dimanche déjà, 17 personnes avaient péri.
« L’aviation du régime a intensifié ses raids ces dernières vingt-quatre heures, après un calme relatif dû au mauvais temps », a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH.
Pourparlers à Sotchi
Dans le même temps, des délégations arrivaient hier à Sotchi en Russie en vue de pourparlers de pays concernant la Syrie qui doivent se tenir
aujourd’hui.
Après l’échec de ceux de Vienne la semaine dernière, la rencontre initiée par Moscou, l’Iran et la Turquie, ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. Le Comité des négociations syriennes (CNS) - soit les principaux groupes d’opposition - et les Kurdes ont annoncé quelques jours auparavant qu’ils n’y participeraient pas. La France a également décliné l’invitation, Jean-Yves Le Drian déclarant hier depuis Tokyo : « La solution politique elle se fait à Genève, sous l’égide des Nations unies et toute autre tentative n’est pas bonne. »
A.M. avec AFP

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