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L’Italie, cas extrême d’une Europe malade

Giuseppe Conte a obtenu hier la confiance des députés italiens, après celle des sénateurs, mardi. Le gouvernement d’union entre l’extrême droite et les populistes du Mouvement 5 Étoiles (M5S) est prêt à passer aux actes sans que l’Europe ne s’émeuve outre mesure. C’est fait : Giuseppe Conte, chef du nouveau gouvernement italien et homme lige de Matteo Salvini (La Ligue) et de Luigi Di Maio (M5S), a obtenu hier la confiance de la chambre basse du Parlement après celle du Sénat, mardi. Un vote sans surprise puisque le nouveau gouvernement dispose d’une majorité de 30 députés sur 630.
L’extrême droite et les populistes italiens ont donc les mains libres pour appliquer leur programme à la fois ultra-libéral et xénophobe. Deux mesures phares résument la philosophie politique des supposés « anti-système » transalpins : la création d’une flax taxe pour réduire l’impôt des ménages et des entreprises et le tour de vis contre les migrants et plus largement les étrangers avec l’ambition d’expulser 500 000 personnes. Si l’Union européenne s’est émue du caractère europhobe
de l’attelage Ligue-M5S, Giuseppe Conte s’est empressé de les rassurer en qualifiant mardi l’Europe de « notre maison
». Et en précisant, comme le rapporte le Figaro, qu’il est nécessaire de garantir « la stabilité financière et la confiance des marchés ». Avec un objectif : « combler le différentiel de croissance entre l’Italie et l’Europe ».
Un pouvoir d’achat en recul de 12% depuis 2007 Si l’Italie en est là, les causes sont à chercher du côté des politiques de l’Union européenne qui ont écrasé les peuples et, singulièrement, ceux du sud de l’Europe. Même des économistes libéraux le constatent: « Aucun mécanisme ne vient corriger la divergence des niveaux de revenus entre les pays de la zone euro; il n’y a pas de transfert des pays riches avec croissance forte vers les pays pauvres en croissance faible », analyse dans les Echos du 6 juin, l’économiste Patrick Artus. Et de préciser que « le PIB par habitant en Italie a baissé de 30% par rapport à celui de l’Allemagne; le pouvoir d’achat des ménages italiens a reculé de 12%, en niveau absolu, de 2007 à aujourd’hui.  l’appauvrissement des Italiens les a poussés vers les partis populistes ». En prime, le refus coupable de l’Union européenne d’accueillir dignement les réfugiés a attisé les discours de haine du Le Pen transalpin qui en a fait le thème de sa campagne. Désormais ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini veut pousser plus loin encore l’Europe forteresse.
F.V.

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