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2030 : l’objectif d’un monde sans sida

EPIDEMIE

L’ONUSIDA présente, ce matin, son rapport sur l’état de la pandémie dans le monde.
L’objectif est clair et ambitieux : « En finir avec l’épidémie de sida en 2030. » Il a été formulé en 2016 par l’Assemblée générale des Nations unies. Qui a en outre fixé un point d’étape en 2020, date à laquelle « les infections à VIH et les décès dus à des maladies liées au sida devraient diminuer de 75% ».
A moins de deux ans de cette échéance, l’ONUSIDA, l'organisme des Nations unies en charge de la lutte contre le sida, présente, ce matin à Paris, un rapport sur l’état de la pandémie à l’échelle planétaire.
Michel Sidibé, directeur de l’institution, relève d’emblée ce qui peut être considéré comme un « succès »: « Le nombre de décès liés au sida est le plus bas que nous ayons connu au cours de ce siècle. »
39,6 millions de malades
A cet égard, le document met notamment en exergue les progrès réalisés en Afrique de l’Est et australe, territoire qui recense 53% des 39,6 millions des personnes atteintes par la maladie dans le monde. Le recul y est « spectaculaire », marqué par « une réduction de 42% des décès et de 30% des nouvelles infections. »
Or, le tableau mondial est terni par le fait que « la réduction de la mortalité liée au sida n’est pas assez rapide pour atteindre l’objectif de moins de 500 000 décès d’ici 2020 », tout comme « le nombre de nouvelles infections ne diminue pas assez vite » non plus.
Outre cet état des lieux, le document pointe également les écueils auxquels se heurte la lutte contre la maladie. Le premier étant pécuniaire : «Il ne sera pas possible de garantir l’accès au traitement pour le plus grand nombre en l’absence de nouveaux financements substantiels. » Et ce dans un contexte où les besoins en termes de traitement vont croissant.
Michel Sidibé dénonce encore une « crise de la prévention » qui touche de plein fouet « les plus démunis », leur infligeant une double peine : « Les plus vulnérables de la société - enfants, adolescentes et jeunes femmes, peuples autochtones, migrants, pauvres, personnes non-scolarisées et populations les plus exposées au risque d’infection par le VIH - sont laissées pour compte. »
S’il alerte sur le fait que « le temps est compté », que le sida est loin « d’être fini », il n’en estime pas moins qu’il « peut être éradiqué ».
A condition de fournir les efforts nécessaires.
A.M.