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Grèce : Tsipras relance une politique sociale

EUROPE

Alexis Tsipras annonce des mesures en faveur des travailleurs grecs tandis que les créanciers reviennent surveiller les comptes. Même si le pays est officiellement sorti du mémorandum.
Les représentants des créanciers étaient, hier, de nouveau à Athènes. Le pays est certes sorti du mémorandum, depuis fin août, mais ils mettent toujours la pression en menaçant de ne pas réduire la dette grecque si le gouvernement ne poursuit pas dans le sens des réformes exigées depuis 2015.
Pourtant, le Premier ministre Alexis Tsipras a d’ores et déjà dit qu’il ne poursuivrait pas tout. Sans jouer les matamores et en précisant qu’il allait « respecter les engagements pris » auprès de l’Europe et du FMI – notamment un excédent budgétaire de 3,5% – il a dit qu’il se refusait à une nouvelle coupe des retraites.
Une annonce réalisée à Thessalonique à l’occasion de l’inauguration de la Foire, événement économique important du pays. Une annonce complétée par beaucoup d’autres. Il veut notamment augmenter le salaire minimum tombé à 586 euros, remettre en vigueur des conventions collectives abolies depuis 2012, ou encore, diminuer l’impôt foncier, les cotisations sociales pour les indépendants et les agriculteurs.
Sans oublier la volonté d’embaucher dans l’éducation ou le secteur social à destination des personnes âgées. Pour le financer, il table sur la croissance, un développement des investissements étrangers, sachant que les Américains occupaient une place de choix dans la foire de Thessalonique, et sur un excédent de 3,5 milliards d’euros entre 2019 et 2022.
À un an des élections législatives, Alexis Tsipras se tourne vers les salariés, vers ces travailleurs pauvres qui ont été les grands sacrifiés de ces dernières années. La très faible marge de manoeuvre laissée par les créanciers a, en effet, obligé le gouvernement à cantonner sa politique sociale à destination des plus faibles. Une politique dont le gouvernement grec dresse aujourd’hui le bilan, rappelant que le budget du ministère de la solidarité est passé de 789 millions à 2 milliards d’euros entre 2015 et 2018.
A.S.