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Francis Wurtz décrypte le « bilan terrible» de Juncker

ENTRETIEN

Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker fait aujourd’hui son discours sur l’état de l’union. Ce sera le dernier, le mandat de sa commission s'achevant le 31 octobre 2019. Un discours en forme de bilan à huit mois des élections européennes qui vont renouveler le Parlement. Entretien avec le communiste Francis Wurtz, député européen honoraire, ayant siégé sans discontinuer entre 1979 et 2009.
La Marseillaise : Dans son premier discours, Juncker avait largement fait mention de la crise qui secouait l’Europe. En a-t-il réellement pris la mesure dans ses actions ?
Francis Wurtz : Je ne personnaliserai pas la question. La responsabilité est bien plus large. Elle incombe certes à la présidence de la Commission mais également aux dirigeants politiques des Etats, au Conseil européen, à la Banque centrale. Tous ont une lourde part dans un bilan qui est terrible; bilan de ce mandat
mais aussi de la décennie. Car depuis la crise financière, d’abord internationale puis avec des prolongement dans la zone euro, l’Union européenne connaît une crise existentielle. C’est son existence même qui est en jeu.
Crise que vous décririez de quelle manière ?
F. W. : Il y a tout d’abord une crise de confiance des citoyens, sans précédent. Il y a ensuite une division entre les Etats avec les pays de l’Est qui composent le groupe Visegrad et se réunissent entre eux; un groupe rassemblant une douzaine de pays ultra-libéraux et ultra-orthodoxes dans le sillage des Pays Bas et, enfin, les pays où le pouvoir est tenu en partie par l’extrême droite.
On est également confronté à l’invraisemblable trio composé par les ministères de l’Intérieur d’Italie, d’Autriche et d’Allemagne qui utilisent la formule d’axe pour durcir la politique migratoire, ce qui ne veut pas rien dire quand on a quelques notions d’histoire.
Le Brexit et la Grèce sont également à mettre à l'actif de cette crise ?
F. W. : Oui car le Brexit est un événement sans précédent et on ne sait absolument pas à quoi cela va aboutir s’il n’y a pas d’accord; une hypothèse désormais plausible. Cela aura des conséquences douloureuses pour le peuple britannique mais aussi pour l’Union. Ceux qui étaient deux partenaires deviendront demain deux adversaires cherchant à se nuire mutuellement. Quant à la Grèce, si elle est effectivement sortie des mémorandums, elle reste sous surveillance.
Et le peuple grec subira encore longtemps les effets d’une politique barbare imposée par les créanciers. Cela restera une tâche noire dans le bilan de l’UE.
Des éléments extérieurs ont aussi contribué à la crise ?
F.W. : Quand Trump dit explicitement que l’UE est un ennemi, c’est un renversement complet et profondément déstabilisant
pour l’UE que son principal suzerain se transforme ainsi en adversaire. Il y a également un problème d’absence de stratégie alternative à celle fondée sur un cordon ombilical entre l’UE et les USA.
Reste enfin à aborder l’incapacité à assumer les grands enjeux comme le climat. Non seulement l’UE ne respecte pas ses engagements – déjà jugés trop faibles – de 2015 à baisser les émissions de gaz à effet de serre, mais elle a augmenté ces émissions.
Donc, quel que soit le côté par lequel on prend le sujet, la crise est là et l’exigence de transformation est profonde.
Mais j’ose craindre que Juncker ne soit pas à ce niveau d’exigence.
Cette transformation passe par les élections européennes ?
F.W. : L’objet en est l’élection du Parlement européen. Ce n’est qu’un aspect du problème mais un élément important.
Le Parlement a en effet un pouvoir réel. Aucune directive n’existerait sans une majorité parlementaire pour la voter. Il faut donc envoyer au Parlement, des parlementaires qui puissent apporter leur bilan, comme le groupe de la GUE, la gauche unitaire européenne, reconnue comme une référence anti-libérale.
Entretien réalisé par Angélique Schaller

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