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Réchauffement : une issue est possible

AVIS D'EXPERTS

C’est à la fois un cri d’alarme et un message d’espoir qu’a lancé, hier, le GIEC – Groupement international de chercheurs sur la climat – en rendant son rapport. Si le réchauffement climatique s’accélère, le maintenir dans des limites acceptables est possible. Mais la fenêtre de tir est étroite.
À deux mois de la COP24 qui se déroulera en Pologne et où les gouvernements doivent revoir les engagements pris à Paris en 2015 pour limiter le réchauffement climatique, le Groupement de scientifiques internationaux (GIEC) a remis, hier, son rapport.
La synthèse, réalisée à partir de plus de 6000 études, montre que le réchauffement climatique va plus vite que prévu et qu’il vaudrait mieux le cantonner à +1,5°C par rapport aux températures pré-industrielles et non 2°C comme envisagé dans l’Accord de Paris. Un demi-degré de moins permettrait, en effet, une hausse du niveau de la mer de 10 cm de moins, deux fois moins d’animaux vertébrés et de plantes qui perdraient leur habitat naturel ou encore trois fois moins de perte de ressources halieutiques.
Abandonner les énergies fossiles ne sera pas suffisant Se cantonner à 1,5°C, ce n’est pas simple. D’autant que nous en sommes déjà à + 1°C et que si on continue sur la pente actuelle, on atteindra +3°C d’ici la fin du siècle. Mais, explique cependant le GIEC, c’est encore possible. Certes, la fenêtre de tir est très étroite, puisqu’il s’agit de faire baisser nos émissions de gaz à effet de serre (GES) de 45% d’ici 2030 par rapport à 2010.
« Nous avons cherché à voir si les conditions nécessaires pour tenir 1,5°C étaient réunies », résume Jim Skea, de l’Imperial College de Londres. « Et oui, les lois de la physique et de la chimie le permettent, ainsi que les technologies, le changement des modes de vie et les investissements.
La dernière chose, à laquelle les scientifiques ne peuvent répondre, c’est si c’est faisable politiquement et institutionnellement ». La possibilité de maintenir le réchauffement à 1,5°C ne se fera qu’au prix d’une transformation « sans précédent », insistent les experts du GIEC. Ces transformations concernent en premier lieu le secteur énergétique, principal émetteur. Les options sont évidemment d’abandonner radicalement les énergies fossiles, mais les scientifiques expliquent que cela ne sera pas suffisant. Le retard pris par les États suppose désormais « de développer les méthodes pour capter les GES dans l’atmosphère et les séquestrés dans le sol », sachant que ces méthodes
ne sont pour l’heure ni au point, ni sans risque. Autre volet d’action important : l’agriculture.
Les changements de « pratiques agricoles » devront se combiner à des modifications de « choix alimentaires », sachant que de nombreuses tentatives positives existent déjà mais doivent monter plus que sérieusement en puissance. La « fragmentation » des initiatives est d’ailleurs un obstacle pointé par le GIEC qui souligne qu’une meilleure gouvernance est nécessaire pour obtenir les résultats attendus.
Les auteurs réclament enfin « plus de planification », des « institutions plus solides » et même une « évolution des systèmes financiers mondiaux et nationaux ». Car les investissements doivent être très importants et qu’une « réorientation de 5 à 10 % des revenus annuels du capital est nécessaire ».
« La politique des petits pas, cela ne suffit pas », synthétise la climatologue française Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du GIEC, « La vraie question de la faisabilité c’est celle-là : les gens sont-ils prêts à agir, et y aura-t-il assez de volonté politique collective ? »
Angélique Schaller