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Contre les incendies, les chèvres «sapeurs» au secours des forêts portugaises

Porturgal

Des bruyères arrachées, un genêt dépouillé, des plantes et arbustes vite effeuillés: les chèvres de Fernando Moura dévorent la végétation du plus important massif montagneux du Portugal pour lutter contre les feux de forêt comme ceux qui ont fait plus d’une centaine de morts en 2017.
Ce berger de 49 ans et son troupeau de 370 chèvres «sapeurs» font partie d’un projet-pilote lancé en mars par le gouvernement portugais pour défricher les zones de maquis afin d’éviter, en cas d’incendie, que les flammes ne se propagent d’une zone boisée à une autre.
«Autrefois, il n’y avait pas tous ces incendies. Il y avait des milliers d’animaux qui nettoyaient en broutant. Et des bergers comme moi, il y en avait des centaines», dit-il à l’AFP. «Aujourd’hui, je suis pratiquement le dernier.»
Pour les cinq prochaines années, les chèvres de Fernando ont une mission spéciale: sillonner les flancs de la Serra da Estrela, dans le centre du pays, pour nettoyer une cinquantaine d’hectares de broussailles et créer des pare-feux naturels.
A travers le Portugal, ils sont une quarantaine de chevriers à mettre en oeuvre ce projet. «C’est la méthode la plus naturelle et la plus économique», explique Antonio Borges, cadre de l’Institut pour la Conservation de la Nature et des Forêts (ICNF).
Capables d’accéder aux terrains les plus escarpés et rocheux, les chèvres sont plus efficaces que ne le seraient des bulldozers ou des hommes équipés de débroussailleuses.
Villages «à l’abandon»
A l’aube, chaque jour de l’année, M. Moura arpente les crêtes du parc naturel de la Serra da Estrela, sur les plus hautes cimes du territoire continental portugais.
D’un pas sûr et rapide malgré le dénivelé, épais bâton en main, cet homme trapu conduit son bétail à l’aide de cris et de sifflements perfectionnés au cours de toute une vie dans la montagne.
Pour ce travail, il touchera 125 euros par hectare nettoyé la première année, puis 25 les quatre années suivantes. Un petit supplément de revenus pour cet homme qui vit du lait, des fromages et de la viande de ses chèvres.
«Fernando est avec son troupeau depuis toujours, il est très heureux d’être encouragé à maintenir son activité», assure Antonio Borges, en soulignant l’important «rôle de vigilance» des bergers dans la lutte contre les incendies.
L’ICNF table sur des résultats visibles rapidement, mais l’efficacité du projet des chèvres «sapeurs» ne pourra être réellement mesurée qu’à son terme, au bout de cinq ans.
Fernando Moura reste lucide sur l’état des forêts portugaises. «Il y a beaucoup de végétation laissée à l’abandon près de nos villages», déplore-t-il, assis sur un énorme rocher de granit dominant les pentes.
Dans les régions vallonnées de l’intérieur du Portugal, l’exode rural a été particulièrement intense. Bien souvent, seules restent les personnes âgées dans des villages isolés. Les champs et les pâturages ne sont plus exploités et les forêts sont délaissées, devant des proies faciles pour les flammes.
 «Travail de longue haleine»
Après les incendies meurtriers de l’an dernier, qui avaient fait plus de 100 morts dans le centre du Portugal, cet été a été beaucoup plus calme, avec une surface calcinée en baisse de 60% par rapport à la moyenne des dix dernières années, 40% de départs de feux en moins et aucun mort à déplorer.
«Le Portugal reste très vulnérable», prévient toutefois Tiago Oliveira, placé par le gouvernement à la tête d’une équipe d’experts chargée de reformuler le dispositif de prévention et de lutte contre les feux de forêt.
«Les nouvelles initiatives de gestion forestière vont mettre des dizaines d’années à produire des résultats, c’est un travail de longue haleine», dit-il au sujet du projet des chèvres «sapeurs».
Pour Fernando Moura, qui ramène son troupeau rassasié dans un enclos encastré au milieu d’imposants rochers, la nuit tombe, lui accordant un peu de répit. Il laissera ses chèvres pour la nuit, ira dormir avec ses chiens non loin de là. Et demain, reprendra sa tâche harassante qu’il accepte pourtant avec entrain, avant de rapporter le lait à son épouse, pour qu’elle fabrique les fromages.