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La ville mise sur les économies d'énergies

Depuis de nombreuses années, Issoudun et son maire, André Laignel, ont engagé une politique résolument tournée vers la transition énergétique, un objectif important pour la planète.
Une étape importante est en cours d'être franchie avec l'installation d'une chaufferie biomasse et d'un réseau de chaleur.
Petit rappel, Issoudun a été l'une des premières villes en France à créer sa société d'économie mixte en énergies renouvelables, à être labellisé comme territoire à énergie positive, à avoir une croissance verte et surtout à posséder un vaste programme d'énergies mixtes dans les bâtiments publics, pour l'éclairage, le transport et sa piscine avec un dispositif moins énergivore de 25% par rapport aux anciens équipements.
C’était une suite logique pour les élus de mettre en œuvre ce réseau de chaleur urbain associé à une chaufferie biomasse.
Le réseau de chaleur sera concentré au niveau des champs d'Amour car il réunit des équipements municipaux (ELS, salle omnisports Jean-Mace, gymnase Cligman), le centre de soins public communal pour polyhandicapés, le centre hospitalier de la Tour-Blanche et le lycée polyvalent d'Alembert-Balzac.
Le réseau aura une longueur totale d'1,8 km, il sera alimenté en eau chaude et comprendra neuf sous-stations pour maintenir la pression.
La chaufferie biomasse aura une puissance thermique nominative de 2,5 MW. La production en sortie de l'installation biomasse est évaluée à 7 533 MWh/an, de quoi alimenter sans problème l'ensemble des équipements. Une chaudière d'appoint fonctionnant au gaz naturel permettra les opérations de maintenance.
La chaufferie biomasse utilisera deux types de combustibles : des plaquettes forestières issues de forêts, de haies, de bosquets, d'arbres d'alignement ou d'élagage pour un minimum de 50 % et des connexes des industries du bois (écorces, sciures) et des produits en bois en fin de vie non traités, pour un maximum de 50 %.
Au minimum 70 % de l'approvisionnement en bois proviendra des six départements de la région Centre-Val de Loire, le reste étant éventuellement issu des régions limitrophes en cas de besoin.
Cette mise en place du réseau de chaleur est donc une avancée importante et permettra l'abandon des énergies fossiles et de leur impact sur l'environnement en termes d'émission de CO2 et de réchauffement climatique.
L'investissement est considérable, plus de 3 millions d’euros HT mais avec un soutien important de l'Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie avec une subvention de 1,457 million d'euros. Ce projet titanesque s'autofinance de lui-même, puisque les coûts de construction et d'exploitation seront amortis par la revente de la chaleur aux utilisateurs.
Les travaux commenceront dès le premier trimestre 2018.
Éric Touraille

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