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Olivier Faure : « Je suis venu chercher des leçons »

Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, était ce jeudi à Issoudun dans le cadre d'une série de visites dans des services hospitaliers. Il a également rencontré des militants socialistes.
Après Lyon, Périgueux et Melun, Olivier Faure, premier secrétaire du PS, était à Issoudun hier pour visiter son centre hospitalier à l'invitation du maire André Laignel, « parce que ce qui s'invente de mieux, ce n'est pas forcément entre le Ve et le VIIe arrondissement ». « Ce qui m'intéresse plus particulièrement ici, c'est comment on a recréé de l'activité sur le centre hospitalier et comment on lutte contre la désertification médicale », a-t-il précisé.
Le centre hospitalier d'Issoudun est aujourd'hui réputé pour son service de rééducation et de réadaptation fonctionnelle, mais c'est aussi une antenne du SMUR et un service des urgences ouvert 24 h/24, ainsi que trois EHPAD dont deux sur le site qui comptent 90 lits.
La municipalité a mené depuis de nombreuses années une politique de travaux dans l'établissement dont a notamment bénéficié le service des urgences. Toutes les chambres des deux EHPAD ont été refaites et une extension, qui abritera divers services, est actuellement en cours de construction pour une livraison prévue l'an prochain. Sur les cinq dernières années, cela représente pas moins de 15 millions d'euros d'investissements.
Guidé dans sa visite par Marc Kugelstadt, directeur par intérim, Olivier Faure a échangé quelques mots avec des membres du personnel, des médecins et chefs de service. Pour Marc Kugelstadt, la principale difficulté aujourd'hui, c'est le recrutement de médecins et d'infirmières : « Pour les infirmières, on se heurte à un problème de reconnaissance qui ne se limite pas à la rémunération. Les entrées dans les écoles sont moins nombreuses. Il y a notamment la crainte d'un glissement des tâches et des contraintes dans le public – le fait de travailler un week-end sur deux par exemple – qui peuvent rebuter certains jeunes. »
Le message qu'il a voulu faire passer au premier secrétaire du PS ? « Ce n'est pas parce que nous sommes sur un territoire rural qu'il n'y a pas de projets. Nous sommes un hôpital qui fonctionne, qui est en bonne santé financière, soutenu par une municipalité qui a une action volontariste. Nous avons donc tous les atouts pour continuer », soutient-il.
Médecins : pour des mesures de coercition
Olivier Faure est donc venu voir un établissement « qui marche » et non un hôpital en crise comme c'est le cas à Vierzon, Bourges ou Le Blanc. Il s'est dit également sensible à la question des déserts médicaux : « Mon département, la Seine-et-Marne, est un des moins bien dotés alors que nous sommes à 45 km de Paris. » Il se dit favorable à une obligation d'installation des jeunes médecins de trois ans dans des régions sous-dotées et à un conventionnement « qui ne soit plus systématique ». Il estime que la position des médecins, traditionnellement réfractaires au principe de coercition, a évolué. Tout en reconnaissant que par le passé, « des choix n'ont pas été faits ni par les uns, ni par les autres », il fustige la position de la ministre de la Santé qui a rejeté en janvier la proposition du PS.
Son déplacement a également été l'occasion d'une rencontre avec des militants, à Issoudun puis en Creuse le soir, à l'heure où le PS, au plus bas, a entrepris un travail d'inventaire sur le quinquennat Hollande un an après la défaite, un délai nécessaire pour laisser retomber les passions, justifie-t-il. Enfin, à Issoudun, Olivier Faure a taclé « un président qui ne croit pas au mode rural », « qui va notamment fermer des classes par centaines alors que nous avions fait le contraire ».