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Munksjö : la CGT lance une procédure de délit d’entrave

Social

Le syndicat CGT de la papeterie lindoise Munksjö dénonce l’absence de dialogue social dans l’usine tout juste quatre mois après un mouvement social qui avait bloqué la production durant dix jours.

L’année avait mal commencée au sein de l’entreprise papetière, le premier semestre pourrait lui mal finir. Pour rappel, en janvier dernier, les salariés de Munksjö, à l’appel du syndicat CGT de l’usine, se mettaient en grève dénonçant le licenciement abusif d’un de leur collègue. Mais le conflit allait révéler un fort malaise entre direction et personnels. Les grévistes évoquaient en effet une ambiance de travail exécrable, des burn-out, des surcharge de travail, des dépressions, du harcèlement moral  et des sanctions à répétition.

« Rien n’a changé, le jeu de massacre continue », Jean-Marc Pinguet, CGT

Après dix jours de mobilisation, les salariés avaient finalement levé leur piquet de grève et redémarré la production obtenant une partie de leurs revendications dont, tout particulièrement, l’instauration d’un meilleur dialogue social au sein de l’usine. Quatre mois plus tard, rien ne semble avoir réellement évolué... Le syndicat CGT dénonce en effet aujourd’hui un non respect de cet accord de fin de conflit. « Pour ce qui est d’un meilleur dialogue social, on est très loin du compte », condamne Jean-Marc Pinguet, le présentant syndical de la papeterie, qui veut pour preuve le report perpétuel des négociations obligatoires annuelles, « elles ont été ouvertes début février, puis ensuite repoussées au 9 mai, et on nous parle aujourd’hui du 24. La direction ne répond à aucune de nos questions lors des réunions des délégués du personnel ou celles de comités d’entreprise ». Le syndicat ajoute à ce mutisme des dirigeants une recrudescende des lettres d’avertissements et de licenciements engendrant un climat délétère dans l’entreprise. « Désorganisation, perte du savoir-faire, démoralisation, un service maintenance à l’agonie, management autodestructeur, une inquiétude permanente de voir son poste supprimé à tout moment, sans compter un manque organisé de personnels mettant notre sécurité en danger », claque la CGT. Le syndicat voit en cette attitude de la direction une forme de vengeance suite au conflit de janvier. « La direction n’accepte pas d’avoir été mise en porte-à-faux et par ego met en place des représailles qui ne peuvent que nuire à la santé même de l’entreprise », assure Jean-Marc Pinguet. De ce constat, les délégués du personnel CGT ont entamé une procédure de délit d’entrave auprès de l’Inspection du travail, et envisagent d’ores-et-déjà d’autres poursuites judiciaires.

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