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La grippe aviaire gagne du terrain

Agriculture

Alors qu’un nouveau foyer de grippe aviaire vient d’être détecté au Lardin-Saint-Lazare, portant leur nombre à 12 en Dordogne, le ministère de l’Agriculture renforce les mesures de protection et place le département en zone de restriction.
La grippe aviaire n’en finit plus de s’étendre puisque désormais, 42 foyers d’influenza hautement pathogène pour les volailles ont été détectés dans six départements du Sud-Ouest de la France, a annoncé vendredi soir le ministère de l’Agriculture. En Dordogne, un nouveau cas a été révélé vendredi  à l’occasion d’une sortie de zone pour abattage, au Lardin-Saint-Lazare près de Terrasson et situé dans la zone réglementée de Montignac. La souche de H5 hautement pathogène correspondante est en cours de détermination. Ce qui porte désormais le nombre de foyers à 12 dans le département depuis la découverte d’un premier cas à Biras le 24 novembre dernier dans une basse-cour de 32 poules.
En zone de restriction
Conséquence directe, le ministère de l’Agriculture a annoncé vendredi le renforcement du cadre sanitaire de lutte contre l’influenza aviaire. Et ce, en concertation avec les professionnels des filières de la volaille. Objectif poursuivi par le ministère : « assainir les zones de production de volailles de manière efficace sur une zone large » et
« donner toutes les garanties nécessaires aux partenaires européens et pays tiers importateurs de volailles et de viandes de volailles françaises », explique celui-ci dans un communiqué.
Concrètement, le ministère de l’Agriculture a pris vendredi un arrêté national qui met en place, sur une zone étendue du Sud-Ouest, des mesures complémentaires à celles édictées par la réglementation européenne déjà en place dans les zones de protection et de surveillance. Une zone dite
« zone de restriction » a été mise en place sur huit départements, la Dordogne, les Landes, les Hautes-Pyrénées, le Gers, les Pyrénées-Atlantiques, le Lot-et-Garonne, Gironde, la Haute-Vienne et certaines communes du Lot et de la Charente. Dans cette zone de restriction, les mesures de biosécurité sont renforcées avec pour les élevages des restrictions de mouvements d’animaux, ainsi que la mise en œuvre de mesures de nettoyage, de désinfection et de vide sanitaire. Et ce, afin d’assainir l’ensemble de la zone.  
Les éleveurs inquiets
Globalement, les éleveurs de volailles périgordins accueillent plutôt favorablement ces nouvelles mesures, mais ne masquent pas pour autant leurs inquiétudes. Car, si en cette période de fêtes, les consommateurs continuent à répondre présent, avec toutefois un bémol puisque les ventes reculent, qu’en sera-t-il après ? « Cela va poser des problèmes d’approvisionnement en poussins qui, pour la plupart, viennent des Landes, un département aussi touché », estime Patrick Loubet, éleveur-gaveur à Château-l’Evêque qui se trouvait dans le périmètre de protection des trois kilomètres après la découverte du premier foyer d’influenza à Biras.
Car c’est le portefeuille des éleveurs qui va être directement impacté. « Nous ne pouvons plus vendre de canard vivant. Pour moi, le manque à gagner est de 6 000 euros. L’interdiction de vendre des œufs, c’est 50 euros par jour ». A l’échelle de sa ferme, alors qu’il ne vit que de la vente directe, Patrick Loubet estime la perte sèche entre 10 et 15 000 euros rien que pour les mois de novembre et décembre. « Et encore, contrairement à beaucoup de mes collègues, je ne suis pas endetté, je n’ai pas d’investissements à rembourser. Mais c’est évident, on va tous y laisser des plumes, la filière est massacrée ».
Ce sera donc même pire pour les plus gros élevages qui ont dû procéder à un abattage préventif et qui risquent de se retrouver sans revenus durant trois ou quatre mois. D’où l’inquiétude grandissante de la filière avicole qui aimerait que des mesures soient prises pour l’aider à dépasser ce cap difficile, sous peine de ne pouvoir se relever.

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