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Lecta louche sur les fonds publics

Papeteries de Condat

Encore une fois, le groupe Lecta, dont dépendent les Papeteries de Condat, espère après des fonds public pour réaliser des investissements au sein de l’entreprise périgourdine, et les conseillers départementaux du Haut-Périgord-Noir, Dominique Bousquet (LR) et Francine Boura, plaident en ce sens.

Ca devient une habitude avec le groupe Lecta, dès qu’il doit réaliser des investissements dans son site du Lardin en Dordogne, il exige que ceux-ci soient payés par des fonds publics.
Mais cette fois-ci, les financeurs habituels que sont la Région et le Département ont décidé de fermer les robinets, et l’état se désengage du projet de biomasse, qui demande un investissement de 85  millions, la transformation de la chaîne 8 en nécessitant 45. « Entre 2001 et 2013 avait été mis en place un programme de cogénération qui a fonctionné, et Lecta revendait l’électricité produite à un prix fort qui lui rapportait de 12 à 13 millions par an, ce qui couvrait son déficit » affirme Dominique Bousquet, qui explique son engagement en faveur de la direction du groupe en confiant que la disparition des Papeteries mettrait à mal tout le bassin d’emploi dont il est l’élu départemental. Mais voilà, l’entreprise a, en 2013, perdu le droit de vendre l’électricité. Sous le gouvernement Hollande, avec le soutien du Département, un appel d’offre avait été lancé pour la construction d’une chaudière bio-masse, mais ce dossier, avec le changement de gouvernement, « n’est plus soutenu. Il est resté sur le bureau de Nicolas Hulot ». Quand le groupe Lecta s’est inquiété de son avancement, au mois de juillet, le gouvernement a répondu que c’était trop cher et que le projet n’était donc pas retenu. « La direction a un second projet, la transformation de la chaîne, qui ne tenait que si le premier allait à terme » s’alarme Dominique Bousquet. « Là, les banques ne suivent plus ». Alors le conseiller départemental veut « convaincre Macron, qui prétend vouloir défendre les territoires ruraux, qu’il faut qu’il fasse un effort ». Avec Francine Boura, ils lui ont donc adressé une longue missive dans laquelle ils indiquent que faute d’accord pour que soit relancée la cogénération par sa chaudière au gaz, et qu’il puisse à nouveau revendre l’énergie produite par le site, « aucun investissement ne se fera à Condat et nous pouvons être persuadés que les conséquences en seraient catastrophiques ». Les conseillers départementaux ont également demandé aux députés de plaider cette cause, mais jusqu’à présent, rien n’a bougé. C’est pourquoi ils ont décidé de porter le dossier sur la place publique.

"Ils ont touché le CICE"

Pour l’Union départementale CGT, qui n’était pas avertie de cette démarche, ce sont encore des manoeuvres du groupe Lecta, « pour faire payer ses investissements par l’Etat, qui ne touchera pas de dividendes, mais les actionnaires, si » dénonce la secrétaire départementale Corinne Rey. « Les dirigeants ne veulent pas investir sur Condat, mais ils ont touché le CICE. De plus, même s’il y a des investissements grâce à des fonds publics, ils licencieront tout de même derrière. Dominique Bousquet demande à l’Etat de payer, mais est-ce qu’il a demandé à Lecta, en contrepartie, de s’engager pour l’emploi sur 15 ans ? » La syndicaliste pressent un coup encore plus machiavélique de la part de Lecta : « Je les soupçonne de vouloir rendre l’usine vendable. Si des investissements y sont réalisés, elle le sera. D’autant qu’ils ont fait baisser la production dans ce but ». Et l’alerte lancée par les conseillers départementaux serait « souhaitée par Condat qui, encore une fois, fait du chantage pour toucher de l’argent public. Après, ils vont licencier. Le Département et la Région ne veulent pas lâcher, car ils savent que c’est pour enrichir les actionnaires sans sauver quoi que ce soit, et surtout pas l’emploi».

180 départs en retraite

Corinne Rey confie que 180 départs en retraite sont prévus dans l’entreprise pour les trois ans à venir. Or les précédents retraités n’ont pas été remplacés, et actuellement l’entreprise tourne avec 507 salariés plus un volant d’intérimaires pour parvenir à 550. Mais Dominique Bousquet rappelle que ce sont environ 1 500 emplois induits qui dépendent de l’activité des Papeteries. Il en a appelé au président du conseil départemental de Corrèze, Pascal Coste, prévoyant que les deux bassins d’emploi, Brive et Terrasson, subiraient les contre-coups sociaux et économiques de leur disparition.

Isabelle Vitte

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