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Une reconversion cousue main

Artisanat

Nathalie Lecœur est installée depuis 2013 à Léguillac-de-Cercles où elle a ouvert depuis 2014 son atelier de maroquinerie cuir baptisé « Le souper d’sacoche ».  Une belle reconversion professionnelle pour cette ancienne Girondine qui met l’accent sur la qualité de sa production.

Le « Souper d’sacoche » c’est d’abord l’histoire d’une reconversion professionnelle.
Mais c’est aussi une histoire d’amitié puisque ce nom qui pourrait surprendre lui vient d’une expression Québécoise dont une amie de Nathalie Lecœur vivant à Montréal depuis 19 ans lui a parlé.
Cette expression délicieuse dont regorge le Québec veut dire en fait
« Une soirée entre fille ». Nathalie ne pouvait que tomber sous le charme et l’a adopté pour baptiser son atelier et sa marque.
Avant cette reconversion dans la maroquinerie Nathalie Lecœur était aux antipodes de l'artisanat. « J’étais chargé de clientèle chez Bnp Leasegroup qui fait dans le financement de matériel industriel et je vivais à Macau, puis j’ai ressenti un gros ras le bol de ne pas me sentir à ma place dans la société où j’étais. J’ai changé deux fois de poste en trois ans et je me suis dit stop. Je ne pouvais continuer à travailler tous les jours à quelque chose que je n’aimais pas. Et la rocade Bordelaise matin et soir c’était trop. Il m’a fallu un an et demi à prendre ma décision. Mais depuis plusieurs années je pensais à faire autre chose et je me suis décidée ».
A ce moment là, Nathalie hésite entre deux voies, la maroquinerie et la céramique. « J’ai finalement choisi la maroquinerie. Je suis donc retournée à l’école au lycée technique Charles Péguy à Eysines (33) où j’ai suivi une formation accélérée en neuf mois à l’issue de laquelle j’ai passé un Cap Maroquinerie ».
Son diplôme en poche Nathalie et son mari cherchent un endroit pour s’installer ayant envie de changer d’air, et c’est en visitant un ami vivant à Brantôme qu’ils ont le déclic pour une maison avec une grange pouvant accueillir son atelier à Léguillac-de-Cercles.
« Lorsque je me suis retrouvée dans mon atelier j’ai quand même vécu de grands moments de solitude car au bout d’un an d’école on ne sait pas travailler, on sait faire des choses, mais pas assez pour réaliser quelque chose de commercialisable et surtout pas comme moi je l’entendais. J’ai donc commencé à travailler et à investir dans du matériel pour l’entreprise (machines à coudre professionnelles, paveuses, presse à découper, petit outillage pour un peu plus de 12 000 euros, sans compter le stock de cuir). Puis j’ai commencé à faire des sacs à mains pour des copines, puis des cabas, à chaque fois c’était une création personnalisée, il n’y a donc pas vraiment de gamme proprement dite même si j’essaie de développer un modèle de sac en prévision de ma participation au salon du cuir de Montbron et à la rue des métiers d’art de Nontron. C’est le bouche à oreille qui dans un premier temps a le plus fonctionné. j’ai une fille doreuse à Paris pour qui j’ai fait une sacoche à outils et du coup il y a eu des demandes, je réalise des pochettes, des cartables une chambre à air de chabrette (petite cornemuse), des longes pour les chevaux, et des créations sur mesures ou des réparations. ça commence donc à prendre forme. Trois ans après le Cap, je suis plus sûre de moi, j’ai plus confiance et je fabrique des produits qui me satisfont donc au niveau de la création ça va beaucoup mieux. Mais ce n’est toujours pas viable économiquement, c’est beaucoup mieux qu’au début mais c’est en progression lente. J’ai parfois des moments de démoralisation mais je suis tenace et j’essaie toujours de trouver des moyens pour améliorer mes
produits ». Elle propose aussi de petits objets tels que porte-monnaie, porte-carte, bracelets, marque-pages, porte clefs, ceintures, trousses, étuis à téléphone ou à lunettes.... Mais selon Nathalie, ce sont les grosses pièces qui partent le mieux.
Pour commercialiser ses produits Nathalie fait le marché le vendredi à Ribérac et partage une boutique avec d’autres créateurs rue de l’Arc à Périgueux, « Bulle d’autre chose » et elle vient de signer un contrat pour une E-boutique afin d’avoir plus de visibilité.
Pour Nathalie ce qui fonctionne le mieux c’est son atelier, « j’habite en pleine campagne et des gens viennent me rendre visite, j’ai eu la chance de passer à Midi en France l’an dernier, ce qui m’a amené pas mal de visiteurs et cette année en étant dans le Carnet de route des métiers d’arts j’espère avoir d’autres visiteurs, mais le début de saison est difficile alors j’attends les touristes avec impatience. Je commence tout de même à avoir une clientèle, des gens qui reviennent, qui font des projets d’achats pour plus tard, c’est vraiment encourageant. Le bouche à oreille fonctionne bien, et j’ai des commandes spécifiques pour des créations personnelles ou des réparations et j’aime beaucoup ça ».
Nathalie Lecœur met également un point d’honneur à travailler avec des produits locaux et de qualité, ainsi elle achète ses cuirs souples chez Decourt à Javerlhac et pour les cuirs plus épais comme pour les ceintures elle se fournit aux Tanneries de Saint-Pardoux-la-Rivière. Seules les boucles viennent de Paris, de la bouclerie Poursin fournisseur d’Hermès qu’elle a choisi pour leur raffinement et leur qualité. « Le choix initial, c’était d’habiter et de vivre ici, même si pour l’instant ma commercialisation est locale, j’espère pouvoir vendre un peu partout. Mais j’ai une démarche volontaire de faire travailler des producteurs locaux même si ça n’a pas été simple au début. D’autre part les tanneries en France sont équipées de station
d’épuration pour ne pas avoir d’impact sur l’environnement et c’est un aspect auquel je tiens beaucoup.  Mon but reste de travailler dans la qualité, cousus main, avec des produits locaux et d’être reconnue en tant que telle ».
Un travail long et méticuleux puisqu’il faut environ 11 heures de travail pour un sac à main de petite taille. « Le travail commence par la réalisation d’un croquis à partir duquel je fabrique un patron, qui va me permettre de faire une maquette qui me donnera le volume. Une fois sûre des volumes, je fabrique un autre patron dans de la cartonnette, je peux le refaire jusqu’à obtenir le résultat définitif. Ensuite, je passe à la découpe au cuter ou à l’emporte pièce pour certaines petites pièces. Je compte investir d’ailleurs dans des emporte pièces pour les produits qui partirons le mieux et gagner du temps. Une fois le cuir découpé je passe les bords à la paveuse pour les désépaissir, j’encolle je couds, je fais les bords, le teint tranche et je met en place les boucles ou autres accessoires ».
Le travail de Nathalie Lecœur est visible sur son Facebook «Le souper d’sacoche». Elle est présente tous les vendredis de
17 h à 21 h au marché nocturne de Montagrier et ouvre les portes de son atelier tous les jours sauf le mercredi. Appeler au 09 83 58 69 95 / 06 60 81 23 52.

Philippe Jolivet

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