Le disque et la BD rassemblent toujours les foules

28e festival

Passionnés du vinyle et amateurs de bande dessinée se sont retrouvés hier lors de la 28e édition du festival du disque et de la BD au pavillon de Buxerolles de Limoges. Un événement où l’on aime particulièrement venir en famille pour flâner dans quelque 250 mètres de rayon.

Des disquaires (vinyles, cd, dvd, cassettes...) et des libraires (BD, mangas, comics...) en provenance des quatre coins de l’hexagone proposaient ce dimanche des milliers de supports audio et d’ouvrages, neufs, d’occasion mais aussi de collection.

Mais pourquoi donc associer la bande dessinée aux vinyles ? «Vous pouvez lire une BD en écoutant un bon disque, les deux ne sont pas incompatibles ! C’est vrai que beaucoup de personnes viennent soit pour l’un ou soit pour l’autre mais parfois, mais les gens viennent parfois pour les deux, en famille notamment» note Stéphane Rebeschini. L’organisateur du festival remarque d’ailleurs qu’«il y a ceux qui sont là avant l’ouverture des portes à la recherche de raretés et les autres qui viennent profiter du salon pour passer un dimanche agréable en famille».

Au milieu de tous ces stands, des auteurs étaient présents pour dédicacer leurs ouvrages et échanger avec le public. On pouvait retrouver par exemple Jean Depelley, scénariste de Louise Petitbouchon, une BD déjà vendue à plus de

8.000 exemplaires ou Marc Bruimaud et ses romans aussi noirs que Mystérieux. Benjamin Leduc, Raissa Tiraud ou encore Fred Treglia étaient également venus présenter leurs dernières créations.

Parmi les professionnels présents, le public pouvait également échanger avec l’incontournable Pierre Riffaud, l’un des seuls à encore fabriquer des platines vinyle en France. Depuis plus de 30 ans, il sculpte différentes matières pour créer des platines absolument uniques, et plébiscitées bien loin des frontières du Limousin.

Non loin de là, les amateurs de mangas avaient de quoi faire leurs réserves sur le stand de Dominique Véret, créateur et éditeur de bandes dessinées : «Aujourd’hui, je pense qu’il y a des sujets qui ne sont pas assez traités et qui pourraient pourtant apporter des choses positives. Ce qui m’intéresse, ce sont les arts martiaux, le côté fort de la mentalité japonaise. Nous sommes dans une société qui part en vrilles et je pense que les nouvelles générations ont intérêt à être fortes dans leur tête pour faire face aux défis à venir». Passionné de mangas, Dominique Véret se montre plutôt méfiant à l’égard de certains titres populaires tels que Dragon ball Z ou Naruto. Il est convaincu que «les jeunes ont besoin de BD beaucoup plus réalistes, beaucoup plus ancrées dans la vie du quotidien».

Et comme d’habitude, le public a répondu nombreux à ce nouveau rendez-vous qui rassemble des passionnés de genres différents, mais pas franchement éloignés.

Johan Detour

 

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