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Ciné-débat mémoire à vif lundi au Lido : chronique d’un homicide

 

C’est «Chronique d’un homicide» de Mauro Bolognini, sorti en 1972 et programmé en France seulement le 10 juin 2015 que «Mémoire à vif» a choisi de proposer au Lido le lundi 13 mai à 20h30.

«Voir les films du passé est une leçon d’avenir» disait Martin Scorsese, c’est l’une des raisons pour lesquelles l’association propose chaque mois de porter un autre regard sur le cinéma d’hier et d’aujourd’hui, à travers des films injustement oubliés.

Réalisateur italien, Mauro Bolognini (1922-2001) entreprend des études d’architecte avant de se diriger vers le cinéma. En 1953, il dirige Sophia Loren dans la comédie musicale «Une fille formidable» et lui offre son premier rôle important. Dans les années 50, il transpose à l’écran des classiques de la littérature signés Pier Paolo Pasolini, Moravia ou Brancati...

Dans le «Dictionnaire du cinéma italien» Marie-Pierre Lafarge écrit : «De 1957 à 1969, Pasolini marque d’une empreinte profonde les films de Bolognini, et il faut qu’il se sépare de Pasolini pour affirmer sa personnalité de cinéaste. C’est le souffle de l’Histoire qui vient en 1970, avec «Metallo», redonner de la hauteur à son œuvre.»

C’est pourquoi, en 1972, avec «Chronique d’un homicide», on ne s’attendait pas à un tel film de la part d’un cinéaste plutôt tourné vers le passé. Et si la relation père/fils reste au centre de l’histoire, «l’intime ne gomme en rien la réflexion politique». L’originalité singulière du réalisateur provient surtout de sa capacité à ne jamais négliger le drame individuel. Ce film met en scène l’affrontement entre un fils et son père : Fabio Sola, un jeune bourgeois militant prend conscience de problèmes sociaux qui ne sont pas les siens, tandis que son père, le juge Aldo Sola, entrevoyant l’injustice du système qu’il a cautionné toute sa vie, essaye de garder son intégrité sans perdre l’estime de son fils.

C’est au cours d’un affrontement violent lors d’une «manif» qu’un étudiant est tué. Fabio Sola s’empare alors d’un coup de poing américain trouvé au sol et blesse mortellement un agent de police. Mais c’est Massim o Trotti, un de ses compagnons qui est inculpé pour le meurtre et c’est le propre père de Fabio, le juge Sola qui est chargé de l’enquête sur les deux meurtres. Alors, pour prouver l’innocence de son ami, Fabio subtilise les procès verbaux de l’instruction dans le bureau de son père et les transmet au journal «La cause du peuple» qui les publie sous le titre «La magistrature accumule les fausses preuves contre Trotti».

C’est le chanteur et acteur itatlien Massimo Ranieri, né en 1951 qui est Fabio et l’acteur de théâtre, de cinéma et de télévision américain, Martin Balsam, né à NewYork en 1919 qui est le juge.

Cette histoire, qui mêle l’intime et le politique se déroule dans le début des années 1970 dans cette Italie secouée par des affrontements qui vont entraîner le pays dans le chaos, c’est sans doute une des raisons pour lesquelles le film à mis aussi longtemps à passer la frontière.

Le film sera suivi d’un débat animé par Danièle Restoin, Dominique Danthieux, historien et Amélie Rouffanche, de la «Compagnie Chausse-(trappe)» qui après une résidence «Théâtre et Danse» à Expression 7 proposera pour la prochaine saison la création de «Gênes 01» de Fausto Paravidino. Josette Balanche

Lundi 13 mai à 20h30 ; cinéma le Lido, avenue du Général-de-Gaulle, Limoges.

 

Légende photo: Le film sera suivi d’un débat animé par Danièle Restoin avec l’historien Dominique Danthieux et Amélie Rouffanche de la cie «Chausse-(trappe)».

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