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Basketteuse certes mais pas que...

Portrait

Native des Alpes, Cyrielle Recoura, dès l’enfance, montre une aptitude certaine pour le basket. A 13 ans, comme la majorité des grands sportifs, elle quitte le cocon familial. Direction,   le Pôle Espoir basket-ball à Voiron, structure de référence pour l'entraînement des jeunes athlètes. «J’étais en internat avec d’autres sportifs, ceux pratiquant le badminton, le tennis de table. L’ambiance était géniale. Les classes étant aménagées, il n’y avait quasiment que des sportifs au lycée. On finissait les cours à 15h pour pouvoir s’entraîner. Au final, cela ressemblait presque à une colonie de vacances».
La formation en basket de la jeune sportive dure dix ans. Ses études parallèles : un bac S. «J’aimais beaucoup les maths», suivi d’une classe prépa et d’une école d’ingénieur. Autres centres d’intérêt de Cyrielle, les voyages et ses dépaysements. Son rêve : partir vivre à l’étranger. La dernière année de ses études d’ingénieur, elle transforme ce rêve en réalité et part pour le Canada, à Toronto pour un an. A l’université, devinez quel sport elle pratique ? Vous l’aurez trouvé sans aucun problème bien évidemment : le basket !
Retour en  France, obtention de son diplôme d’ingénieur en informatique et mathématiques appliquées. Mais voilà, même avec ce bagage universitaire conséquent, la jeune femme n’a qu’une ambition : continuer le basket. «On vit notre passion, c’est précaire, on ne sait jamais quand ça va s’arrêter et on en profite donc à fond».
Le club de basket de Voiron ayant fermé suite à des problèmes financiers, Cyrielle Recoura est recrutée par le LABC de Limoges. Elle a 23 ans.

LIttérature

Parallèlement à ses études, la jeune femme a toujours été fascinée par la littérature. A l’âge de 15 ans, dans sa période polars, elle s’essaye une première fois à l’écriture, en anglais. Elle se lance dans des recherches sur le système judiciaire aux Etats-Unis. Mais la tâche est ardue pour une adolescente et elle abandonne vite. A 18 ans, en vacances en famille, elle reprend la plume et pose, cette fois, la trame d’un roman. Elle en commence l’écriture, mais études et sports sont déjà très prenants, et elle met entre parenthèses la rédaction de l’ouvrage. A Limoges son «métier» de basketteuse lui laissant plus de temps, elle reprend son ouvrage et va jusqu’au bout de ce qui va devenir «Carrousel», ouvrage paru en auto-édition en mars 2015. Une histoire féminine. Continuant sur sa lancée, elle collabore également au magazine Stemp, pour lequel elle effectue des interviews de personnalités, une première expérience journalistique. «Pourquoi ne pas continuer dans la voie du journalisme après le basket, une carrière sportive n’allant guère au-delà de trente ans ?». Et les maths et l’informatique dans tout ça ? «L’informatique et les maths ne me passionnent plus. J’adorais les maths mais au final en faire un métier... Je me suis rendu compte qu’étant très sociable, il me serait très dur de rester devant un ordinateur sans voir et sans parler à personne. Quand on arrête le sport, il est très difficile de rentrer dans la vie courante. J’ai connu des émotions très fortes qu’on ne retrouve pas dans le monde profane. Dans le basket on n’est pas coupés du monde. On vit en groupe : un entraînement tous les soirs et deux ou trois matins par semaine, on passe tous nos week-ends ensemble pour jouer. Quand on sue ensemble, des liens se nouent forcément. Il est très difficile de revenir à une vie considérée comme normale».
Avant d’arrêter définitivement le basket, Cyrielle aimerait pouvoir exercer son art, à nouveau à l’étranger...
Mais avant cela un projet plus immédiat pour elle : la sortie de son prochain ouvrage qu’elle espère pouvoir nous faire découvrir l’année prochaine.