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Une machine pour la cueillette des pommes

Pomiculture

Une machine pour la cueillette des pommes est en phase de test dans le verger de Laurent Rougerie. «Et non pas une machine à cueillir les  pommes comme la machine à vendanger, précise le président de l'A.O.P. Pomme du Limousin qui poursuit : à ce jour on ne sait pas remplacer la main de l'homme pour cueillir la pomme ; mais cette machine a pour but de diminuer la pénibilité de la tâche, d'améliorer la qualité de la récolte, et d'augmenter la productivité des travailleurs».
La machine de dimensions impressionnantes fonctionne avec 10 personnes dont le conducteur. Les autres cueillent les pommes, les posent sur les tapis roulants de 4 bras articulés qui les amènent directement dans le pallox. les bras sont à 2 niveaux et permettent de cueillir en même temps en bas et en haut des pommiers. La machine, de conception italienne, présentée pour la première fois en France, en présence de son créateur, est en phase de test depuis trois jours : «Aussi est-il encore prématuré de juger de son efficacité» explique Laurent qui envisage son achat si l'essai est concluant. Pour ce qui est de la pénibilité c'est certain : plus d'échelle à déplacer et à grimper, plus de lourd panier à porter. Pour la qualité, les  risques de pommes mâchées sont diminués puisqu'il y a moins de manipulations. «Pour ce qui est de la productivité la machine permet de  fonctionner en 2x8 avec deux équipes qui alternent des modules de 4 heures». Une solution indispensable pour amortir son coût élevé : entre  100.000 et 150.000€.
Lors du point presse d'autres aspects de cette activité ont été abordés. Le recrutement et la mobilité des cueilleurs évoqués par les représentantes de l'ANEFA et de Pôle Emploi avec la mise en place de bus financés en partie par les départements (87 et 19) pour les bénéficiaires du RSA. Mais il y a des problèmes de temps de trajets, d'assiduité parfois. Aussi le recours à la main d’œuvre étrangère (polonais, portugais principalement) est-il important lorsque les employeurs ont des possibilités d'hébergement. C'est le cas de Laurent qui emploie principalement des cueilleurs polonais, avec un taux de fidélité important d'une année sur l'autre. Autres points : la récolte sera de très bonne qualité avec une bonne teneur en sucre, mais par suite de la sécheresse les fruits seront d'un calibre plus petit.
Avec la conversion en production Bio, Laurent est à la pointe avec 25 ha sur les 63 ha qu'il possède «mais cela nécessite une réflexion et une  adaptation continue». Le décret sur les pesticides «ne résoudra pas les problèmes ni les conflits» et Laurent de citer la charte signée en 2105 «elle n'est pas parfaite mais elle permet le dialogue indispensable».