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Le souci du détail

Artisanat

Monique Mandé est installée depuis trois ans à Mareuil où elle a trouvé une maison lui permettant d’avoir son atelier sur place après avoir tenu cinq ans une boutique dans les grottes de Brantôme. Cette amoureuse de la nature s’est spécialisée dans la fabrication de champignons en argile plus vrais que nature.

Native de Saint-Pardoux-de Dronne, Monique Mandé a passé sa vie à la Chapelle-Gonaguet.
C’est dans ces forêts que son grand-père l’a initiée depuis sa plus tendre enfance à la recherche des
champignons. « C’est resté un souvenir magique pour moi car il avait une connaissance extraordinaire des champignons, et c’est lui qui testait la cueillette de champignons que la famille ne connaissait pas encore », confie Monique. Ce sont ces plus de 50 ans de connaissance des champignons, qui lui permettent
aujourd’hui de fabriquer des champignons d’un réalisme à couper le souffle.
Cette activité, Monique Mandé l’a débutée il y a 16 ans suite à un grave accident du travail qui l’a obligée à laisser tomber son travail dans une pâtisserie industrielle. Elle avait alors perdu l’usage de son bras droit et ses cervicales étaient atteintes gravement. « Je me suis dit, si je m’en sort je ferais ça ». Elle s’est donc lancée en testant une matière séchant à l’air libre ce qui lui a permis d’éviter un lourd investissement dans un four. « Puis j’ai contacté le fournisseur de cette matière qui m’a amené à la découverte d’une argile sans cuisson et depuis c’est avec ça que je travaille ».
De son passé dans le domaine de la pâtisserie industrielle, Monique a su tirer profit. « j’ai développé depuis mon propre procédé. Comme pour la pâtisserie, j’ai fabriqué mes propres étuves qui me permettent d’avoir un séchage régulier en terme de température et d’humidité en fonction de la masse de mes créations, car à une certaine température, la matière pourrait craqueler ». Et ce ne serait pas lui faire offense que de dire que Monique Mandé à un côté Stakhanoviste, « je passe plusieurs tonnes d’argile dans l’année même si je travaille seule, je m’y consacre parfois jour et nuit tant
24 h ne me suffisent pas. C’est un métier passion qui reste usant et fatiguant puisque j’y consacre dix mois sur douze. Lorsqu’on est seul on ne peut passer six mois à fabriquer et six mois à vendre, il faut sans cesse produire et se déplacer, je me rends donc en région parisienne pour les fêtes des plantes dans les châteaux ». Les deux mois qu’elle ne passe pas à produire où à vendre, Monique les passe à imaginer de nouveaux produits ou à
améliorer son atelier.
« J’aimerais développer une gamme avec le bois pour le côté jardin, je comptais démarrer cette année mais le temps me manque et je compte m’équiper cet hiver, car ça demande du matériel. Je compte aussi faire des travaux pour recevoir des visiteurs dans mon atelier pour proposer des parcours pédagogiques et des ateliers de découverte et de création ».
Monique Mandé fabrique deux catégories de produits. Les premiers sont décoratifs, des champignons à l’unité, cèpes, girolles, morilles, amanite tue-mouche, amanite de césar, amanite phaloïde, caprin chevelu, catalan etc... Les variétés dangereuses sont d’ailleurs souvent
prisées par les pharmaciens qui viennent sur son stand car bien plus parlant que n’importe quel dessin, photo, ou maquette de moindre qualité.
L’autre catégorie est plus utilitaire, elle propose ainsi des corbeilles pour bouteilles de vin, des corbeilles à pain, des plateaux pour magrets séchés, foies gras ou saucisson, des poubelles de tables, pots à ail ou gros sel, salières et poivrière, cèpes porte-piques apéritif et dans les nouveautés des cèpes pour compositions florales et des photophores ou des lampions en période de Noël.
Des modèles qui comme ils sont tous uniques demandent beaucoup de patience. « La coulemelle m’a demandé deux ans de recherche pour maîtriser la peau, c’est un des plus difficiles ». Chaque champignon est réalisé à la main puisqu’il est impossible de faire des moules. Un travail également important dans la recherche des couleurs. « Je travaille en plusieurs couches pour arriver à la couleur que je veux avant de pouvoir commercialiser le produit sur mon stand, il y a donc une grande recherche de couleurs au préalable. Tout est noté dans un classeur pour les couleurs, mais pour ce qui est forme et détails j’ai tout dans la
tête ».  
Autodidacte Monique Mandé a développé ses propres techniques de fabrication, « je crée mes dessins, mes modèles. En quelque sorte je suis styliste ».
Un long processus de fabrication
Après avoir dessiné son projet et
réalisé un gabarit Monique fabrique toujours un prototype avant commercialisation. « Lorsqu’il s’agit d’objets creux, je passe l’argile au laminoir, il peut s’agir de deux ou trois kilos d’argile. J’ai réalisé un gabarit donc je découpe la matière en fonction de celui-ci et je donne la forme à la partie creuse, je mets ensuite cette partie à sécher sur un support. Cela prend un à deux jours de séchage pour cette première étape ». En tout pour chaque pièce de cèpe creux, entre chaque étape, Monique Mandé doit faire des raccords, poncer, renforcer la queue du cèpe creuse qui pourrait être fragilisée par le poids de la tête. Vient le tour de la tête proprement dite qui représente environ 2,2 kg de matière. La première étape prend trois jours de séchage, vient ensuite la fabrication des pores du cèpe qui prennent deux jours de séchage supplémentaire. Puis vient la fabrication de l’escargot qui dévore le cèpe avec un jour de séchage pour le corps et un autre pour la coquille. Puis la mise en couleurs à l’acrylique qui est très longue puisqu’il s’agit de différentes couches de peintures superposées qui demandent six étapes, deux sont nécessaires pour le pieds du cèpe, et enfin il faudra compter trois couches de vernissage alimentaire pour les objets utilitaires. Monique Mandé compte quinze jours de travail pour les grosses pièces creuses. on comprend donc que seule elle ne compte pas ses heures pour répondre à la demande qui est très importante. « Je suis la seule en France à travailler l’hyper réalisme comme je le fais. Les pharmaciens qui viennent sur mon stand sont souvent impressionnés et me passent commande. Lors de la Félibrée à La Douze quelqu’un m’a invité à participer à  la foire agricole de Bordeaux. ça me flatte beaucoup, mais j’avoue que ça me fait un peu peur car l’an dernier j’ai fait celle de Limoges et j’ai manqué de marchandises, j’avoue que j’ai été surprise de la fréquentation. On m’a dit que celle de Bordeaux accueillait en moyenne 30 000 visiteurs donc j’ai peur de ne pas avoir la capacité de production pour un tel salon. Je ne peux pas fabriquer aussi vite que je voudrais, et manquer de marchandise au bout de quatre jours sur un événement qui en dure dix ce serait dommage ». Le reste de l’année Monique participe à de nombreuses fêtes des plantes, fêtes à l’ancienne, foires artisanales ou marchés de Noël. Mais on peut aussi retrouver ses produits dans différentes boutiques de Dordogne comme «  Les perles de Christelle » à Monpazier, la boutique de producteurs de Tocane-Saint-Apre et du Coux-et-Bigaroque mais aussi à la Galerie d’été Montrol-Sénard route de Bellac en direction de Saint-Junien en Haute-Vienne. On peut aussi acheter sur son site internet www.atelier-chuchotin.com. Pour rencontrer Monique Mandé dans son atelier appeler le 06 15 21 17 58.

Rencontrez les
artistes et artisans de Dordogne
Monique Mandé fait partie du Carnet de route des métiers d’arts Dordogne-Périgord, édité par la chambre des métiers et de l’artisanat de la Dordogne. Ce carnet recense plus de 70 artistes et artisans à découvrir sur tout le département, dans de nombreux domaines différents qu’il s’agisse du travail du bois, de la terre, du métal, du cuir, du verre. Autant de portes ouvertes pour découvrir les coulisses de la création artisanale et ce, tout au long de l’année. Le carnet est disponible dans les offices de tourismes et syndicats d’initiative et sur http://www.artisanat24.com

Philippe Jolivet

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