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Budget en baisse, services aussi

Politique

14 mois après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de notre République, ils sont nombreux à dénoncer les dérives d’une politique qui met à mal toutes les valeurs de notre pays. Nous vous proposons un petit tour d’horizon, pas exhaustif, des dégâts déjà faits ou qui s’annoncent, en commençant par les communes.

Nathalie Fabre est la maire communiste de Montferrand-du-Périgord, commune de 170 habitants située au sud du Buisson-de-Cadouin.
Pour une collectivité aussi petite que la sienne, un an de Macronie, « c’est en premier lieu la baisse des dotations de l’état, même si ce ne sont pas des gros montants. Mais dans notre budget municipal une baisse qui peut sembler infime pèse beaucoup» confie Nathalie Fabre. D’autant que dans le même temps, les taux d’imposition augmentent, tant au niveau national que départemental, « ce qui fait que nous n’osons pas augmenter nos taux ».
Il faut dire que dans cette zone très rurale vivent principalement des personnes aux petits revenus, des paysans, des retraités agricoles... « Nous sommes bloqués » confie la mairesse. D’autant que comme pour toutes les collectivités, s’annonce la suppression de la taxe d’habitation à l’horizon 2020. « Que ce gouvernement nous dise quelle contrepartie il compte met-tre en place, car s’il nous enlève de l’argent, on sera ruiné ». Or les budgets des collectivités ne servent pas qu’à entretenir les bas-côtés des routes ou à planter des fleurs, mais bien à équiper les écoles, réparer les routes, aider les administrés dans leur vie de tous les jours... « Ce budget en moins, ce sont des services en moins ». On peut comprendre qu’il faille faire des économies, pour participer à la réduction de la dépense publique, mais comme cet effort ne porte que sur les citoyens et les collectivités (pour preuve, l’augmentation de 3 % du budget de l’élysée ou les 500 000 euros de vaisselle achetée sur des fonds publics par les Macron, la piscine qu’ils veulent faire construire au fort de Brégançon...), à un moment, les uns comme les autres sont sucés jusqu’à la moelle pendant que les riches se voient dégagés de l’Isf.  Cette politique à deux vitesses est un camouflet pour un pays qui s’est construit sur les valeurs d’égalité et de solidarité. « On veut bien qu’il fasse des économies, mais pas de cette façon, avec des économies de bout de chandelle et en s’attaquant au maillon des mairies ».
Actuellement, sa mairie est ouverte tous les matins, et des services sont rendus aux administrés dans bien des domaines. « Nous disposons d’un local bibliothèque, mais comme les services publics disparaissent, nous allons devoir payer l’abonnement internet avec des bénévoles qui vont assurer ce service au public mais c’est la mairie qui va payer. Bientôt ici, il n’y aura que des résidences secondaires. On ne peut plus construire comme on veut, et s'ajoute le problème des écoles qui disparaissent. Là, notre école ouvrira ses portes en septembre pour la dernière année. Or une petite école permet aux élèves une meilleure prise en charge, surtout pour ceux présentant quelques difficultés ». Comme commerce, Montferrand-du-Périgord ne compte qu’un restaurant, et l’activité économique se concentre autour de quelques artisans, un maçon, un électricien... Il reste le tourisme, beaucoup d’agriculteurs, encore bien présents sur le territoire, ouvrant des chambres d’hôtes pour disposer d’un revenu supplémentaire. Mais désormais tout se fait sur internet, « mais nous n’avons pas la fibre, ce qui n’intéresse personne car nous sommes trop petit. Du coup, décharger un document est quasi impossible, ça prend un temps fou ». Depuis la tempête de mercredi dernier, il n’y a carrément plus internet,  et la seule réponse obtenue par la mairesse est : « Vous n’avez qu’à faire les travaux » s’indigne cette dernière. « Le Département agit sur les grands territoires, pas chez nous. Nous sommes coupés du monde ». Pour elle c’est clair,  « les pertes enclenchées s’accentuent à marche forcée sous Macron, et on sent que rien ne sera fait pour les zones rurales. Nous ne serons plus que des lieux de vacances. Nous avons un bon groupe de bénévoles qui assure un maximum d’activités, mais sans eux, nous sommes un village mort ».    
Et il n’y a qu’un an que ce gouvernement est au pouvoir. Quand on voit les dégâts qu’il a réussi à occasionner à notre Répubique solidaire et fraternelle en si peu de temps, on ne peut qu’avoir peur des quatre ans à venir, même si on pressent qu’en bon politicard plus soucieux de sa réélection que du bien des citoyens, il tentera de renverser provisoirement la vapeur avant cette échéance.

Vers une fusion subie
Même si le gouvernement a annoncé qu’il n’imposerait aucune fusion, « ça se fera automatiquement » estime Nathalie Fabre, « mais avec ces regroupements de communes, le Président s’attaque aux maillons de base en voulant supprimer les mairies. C’est dangereux. Un service public qui disparaît impacte chaque administré. C’est du lien social qui s’envole, et la démocratie aussi, car les citoyens ne se déplaceront pas pour aller voter. Cette attitude bafoue également la devise française, Liberté, égalité, Fraternité. Avec toutes ces mesures nous ne sommes plus égaux suivant les territoire, on a de moins en moins de liberté, quant à la fraternité, il n’y en a plus ». Si elle continue avec passion et bonne humeur à exercer sa fonction, elle sait que le virage pris par nos gouvernants marque une fracture dont les conséquences vont fragiliser notre tissu social.

Des services au quotidien
Conserver une mairie n’est pas qu’une question d’identité ou de clocher. Par exemple, hier matin, les employés municipaux ont aidé un résident à écrire des courriers, celui-ci étant anglophone. C’est donc également un service générateur de lien social. Pour Nathalie Fabre, qui a été durant deux mandats conseillère municipale avant d’être élue maire en 2014, sa petite commune de 200 habitants ne pourra longtemps survivre sans fusionner.

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